Rachida Dati sous surveillance judiciaire : les révélations d'une enquête privée controversée

Date de publication

Media file: 01KRE/BC2JD/8NZVE/BR179/GYGD6/2/01KREBC2JD8NZVEBR179GYGD62.png

Une enquête privée sous surveillance

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, a été placée sous le statut de témoin assisté dans le cadre d’une enquête sur une possible surveillance illégale d’un couple. Ce couple avait porté plainte contre elle dans le cadre du dossier Renault-Carlos Ghosn, selon une source proche du dossier confirmée par l’AFP.

Une audition confirmée par *Libération*

L’audition de Rachida Dati a eu lieu jeudi dernier au tribunal judiciaire de Paris, comme l’a révélé le quotidien *Libération*. Le statut de témoin assisté, moins lourd que celui de mis en examen, laisse ouverte la possibilité d’une mise en cause plus formelle à l’avenir.

Silence des avocats et de l’entourage

Contactés par l’AFP, les avocats de Rachida Dati, Olivier Pardo et Olivier Baratelli, n’ont pas souhaité réagir. De même, son entourage n’a pas donné suite aux sollicitations. En novembre 2022, Rachida Dati avait qualifié ces soupçons d’"élucubrations" dans une interview accordée à *Libération*. ## Une enquête policière révèle des surveillances suspectes

Les investigations menées dans le cadre du dossier des "barbouzeries" autour du Paris Saint-Germain ont mis au jour des recherches suspectes. Des consultations de listings d'Air France et de fichiers par des policiers ont été effectuées concernant Danièle Coutaz, une actionnaire de Renault décédée. Cette dernière avait porté plainte contre Rachida Dati et son avocat, Jean-Paul Baduel, en 2019.

Une plainte qui mène à une affaire judiciaire majeure

La plainte déposée par Me Baduel au nom de sa compagne avait conduit le Parquet national financier (PNF) à ouvrir une enquête. L'affaire Rachida Dati-Carlos Ghosn, liée à cette plainte, sera jugée en septembre à Paris. Me Baduel a affirmé à l'AFP que ces surveillances cachées visaient à nuire à lui et à sa femme.

Des réactions contrastées

Interrogée par *Libération* en novembre 2022 sur ces soupçons, Rachida Dati avait qualifié ces allégations d'"élucubrations". De son côté, Me Baduel a salué le placement de Mme Dati sous le statut de témoin assisté, estimant qu'il s'agissait d'un "bon début". Il avait déposé une nouvelle plainte fin 2022 pour dénoncer cette "enquête clandestine".