L'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon : vers une révélation des secrets de l'affaire

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L'enquête sur l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon progresse

Le juge chargé de l'instruction sur l'assassinat des deux journalistes de RFI demande la levée totale du secret-défense pour faire progresser l'enquête.

Après plus de douze ans et trois mois, la famille et les proches des victimes attendent des réponses. Le juge d'instruction antiterroriste en charge de cette affaire a sollicité la déclassification totale de certains documents classés secret-défense. Cette demande fait suite à une requête des parties civiles qui souhaitent éclaircir certains points de l'enquête encore entourés de mystère.

Nouvelle demande au ministère des armées français

La demande de déclassification envoyée au ministère des armées français vise à lever le voile sur des zones d'ombre de l'affaire. Les proches des victimes dénoncent des déclassifications partielles précédentes, qui n'ont pas permis de faire toute la lumière sur cette tragédie.

Les deux envoyés spéciaux de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, avaient été enlevés puis tués près de Kidal, au Mali. Bien que l'attentat ait été revendiqué par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), des questions demeurent sans réponse. ## Nouveaux développements dans l'affaire des journalistes assassinés au Mali

Selon les informations officielles, des militaires français ont retrouvé les corps des journalistes abattus à proximité du véhicule en panne de leurs ravisseurs. Les enquêteurs privilégient la piste d'une tentative de prise d'otages ratée par un groupe djihadiste.

Les investigations mettent en lumière l'existence d'un véritable réseau djihadiste organisé, avec des liens en Algérie, selon les déclarations de Mme Gonod. Le juge chargé de l'affaire a demandé des informations sur deux suspects encore en vie, dont l'un serait un chef djihadiste important impliqué dans la négociation de la libération d'otages.

Le magistrat souhaite également obtenir des renseignements sur Cheikh Ag Haoussa, un chef touareg censé accueillir les "djihadistes repentis" avec qui les journalistes avaient rendez-vous à Kidal. Des détails troublants concernant la présence de certains individus avant l'enlèvement ont également été relevés par le juge.