Une attaque coordonnée dans l'État d'Oyo
Des hommes armés ont simultanément attaqué vendredi 15 mai l'école maternelle et primaire baptiste de Yawota ainsi que deux autres établissements à Esiele, tous situés dans l'État d'Oyo, dans le sud du Nigeria. La police a qualifié l'opération d'« attaque coordonnée », sans fournir de bilan précis. Selon l'Association des chrétiens du Nigeria (CAN), 46 personnes, principalement des enfants âgés de 2 à 16 ans, ont été enlevées.
Un contexte de violences récurrentes

Le Nigeria fait face à des violences perpétrées par des groupes djihadistes et des bandes criminelles, surnommées « bandits », qui pratiquent des enlèvements contre rançon, notamment dans les zones rurales du nord et du centre du pays. Les attaques contre des écoles restent rares dans l'État d'Oyo, l'un des plus peuplés du pays et dont la capitale, Ibadan, est un important centre éducatif.
Des négociations en cours pour la libération des otages
Le révérend Elisha Olukayode Ogundiya, président de la CAN dans l'État d'Oyo, a confirmé à l'AFP que les négociations pour la libération des enfants étaient en cours. Les autorités locales et les forces de sécurité n'ont pas encore communiqué sur les mesures prises pour retrouver les victimes. ## Une attaque meurtrière dans le sud-ouest du Nigeria
Dimanche, des groupes armés ont enlevé sept enseignants et tué un professeur d’études coraniques dans l’État d’Oyo, selon le gouverneur Seyi Makinde. Les assaillants, identifiés comme des bandits en fuite du nord-ouest du pays, ont frappé une école locale avant de prendre la fuite. Le révérend de l’établissement a indiqué ne pas disposer d’informations sur leur identité ni sur une éventuelle demande de rançon.
Une condamnation ferme des autorités
Le président nigérian, Bola Tinubu, a qualifié l’attaque de « barbare » dans un communiqué publié lundi. Il a assuré que l’inspecteur général de la police supervisait personnellement les opérations de secours. Ces enlèvements surviennent alors qu’Abuja a déclaré l’état d’urgence sécuritaire face à la montée des violences dans le nord du pays. Le président a ordonné une intensification des opérations contre les groupes armés, dont les attaques se multiplient depuis des mois.
Contexte tendu et réactions internationales
En fin d’année 2023, l’ancien président américain Donald Trump avait accusé les groupes armés nigérians de perpétrer un « génocide » contre les chrétiens, une affirmation rejetée par Abuja et la plupart des experts. Les violences, souvent attribuées à des bandits ou des djihadistes, touchent indistinctement les communautés religieuses. En décembre, les États-Unis avaient mené des frappes dans l’État de Sokoto, ciblant des membres de l’État islamique, avant de déployer 200 soldats pour soutenir les forces nigérianes.
