Emmanuel Macron convoque les élus calédoniens pour discuter de l'avenir du territoire
Dans un courrier consulté par l'Agence France-Presse (AFP), le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé qu'il réunira les élus calédoniens le 16 janvier prochain pour poursuivre le dialogue sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Cette rencontre vise également à apporter des clarifications sur l'accord de Bougival signé en juillet dernier.
Un nouveau temps d'échange pour ouvrir de nouvelles perspectives politiques

Suite aux discussions entamées lors du sommet pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie qui s'est tenu le 2 juillet à l'Élysée, le président Macron a décidé d'organiser cette réunion pour permettre de poursuivre le dialogue et ouvrir de nouvelles perspectives politiques. Ce "point d'étape" est prévu pour le 16 janvier et vise à associer les élus locaux à ces nouvelles réflexions.
Report du projet de loi sur la consultation anticipée
Cette annonce intervient alors que le projet de loi concernant l'organisation d'une consultation anticipée des Calédoniens sur l'accord de Bougival ne sera finalement pas présenté en conseil des ministres comme prévu. Le calendrier autour de cet accord semble de plus en plus fragile, confirmé par le porte-parolat du gouvernement. ## Projet d'accord de Bougival : rejet et impasse
Le projet d'accord de Bougival, signé en juillet entre l'Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes en Nouvelle-Calédonie, prévoit la création d'un Etat inscrit dans la Constitution française. Cependant, dès août, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a rejeté ce projet.
Tentative de relance du processus
Face aux violences et aux difficultés économiques qui ont frappé l'archipel au printemps 2024, la ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, a suggéré d'organiser une "consultation citoyenne anticipée" en mars 2026, avant l'adoption de la loi constitutionnelle nécessaire à la mise en œuvre de l'accord.
Blocage et réserves
Malgré le soutien de la majorité des forces politiques calédoniennes au projet d'accord, des modifications sont jugées indispensables pour parvenir à un consensus. L'Union nationale pour l'indépendance (UNI) réclame des changements et le Congrès calédonien a constaté le 8 décembre que le projet se trouvait dans une impasse, avec 19 votes pour, 14 contre et 19 abstentions.
