Un changement de garde à l'Élysée
Pierre-André Imbert prendra ses fonctions de secrétaire général de l’Élysée lundi 4 mai, succédant à Emmanuel Moulin. Cette nomination, officialisée par un décret publié jeudi 30 avril au *Journal officiel*, marque un tournant dans l’organisation du palais présidentiel.
Un parcours marqué par l’administration et la diplomatie

Inspecteur général des finances, Pierre-André Imbert a occupé le poste de secrétaire général adjoint de la présidence de la République entre 2020 et 2023. Il a ensuite été nommé ambassadeur en Australie en décembre 2023, une expérience internationale qui pourrait influencer son approche des dossiers sensibles.
Emmanuel Moulin en lice pour la Banque de France
Emmanuel Moulin, qui quitte ses fonctions à l’Élysée, est pressenti pour succéder à François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. Ce dernier doit quitter son poste en juin, ouvrant la voie à une nouvelle ère pour l’institution financière. ## Un proche de Macron en pole position pour la Banque de France
Emmanuel Moulin, haut fonctionnaire et conseiller économique d’Emmanuel Macron, est donné favori pour succéder à François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. Ce dernier a annoncé son départ anticipé pour début juin, ouvrant la voie à une nomination rapide. Selon des sources gouvernementales, M. Moulin a été auditionné par le ministre de l’Économie, Roland Lescure, aux côtés de deux autres candidats.
Un départ imminent de l’Élysée
Lors d’une récente réunion de cabinet, Emmanuel Moulin a évoqué son intention de « tenter sa chance » pour ce poste, laissant entendre que son départ de l’Élysée était « assez imminent ». Sa nomination, si elle est confirmée, marquerait une transition logique, tant pour ses compétences que pour sa proximité avec le pouvoir en place.
Un mandat stratégique jusqu’en 2032
Le futur gouverneur de la Banque de France occupera un rôle clé au sein du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), représentant la France jusqu’en juin 2032. Ce mandat, qui s’étendra bien au-delà du prochain quinquennat présidentiel, souligne l’importance stratégique de ce poste dans la gouvernance économique européenne.
