Un premier test électoral difficile pour Keir Starmer
Les premiers résultats des élections locales britanniques confirment la percée du parti d’extrême droite Reform UK, aux dépens du Parti travailliste de Keir Starmer. Ces élections, tenues jeudi 7 mai, concernent principalement l’Angleterre, tandis que le dépouillement débute à peine au Pays de Galles et en Écosse.
À 8 heures (9 heures à Paris), seulement 40 des 136 collectivités locales anglaises avaient rendu leurs résultats. Selon la BBC, Reform UK, mené par Nigel Farage, a remporté plus de 350 sièges, contre 249 pour le Labour, qui perd ainsi 245 sièges dans ces collectivités.

Une reconnaissance des échecs par le Premier ministre
Keir Starmer a assumé la responsabilité de ces résultats « douloureux » pour son parti. Dans une déclaration à Londres, il a toutefois exclu toute démission, affirmant que ces revers ne remettent pas en cause sa détermination à appliquer son programme.
« Des journées comme celle-ci n’entament pas ma détermination à mettre en œuvre les changements que j’ai promis », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant l’ampleur du défi politique qui se profile. ## **Reform UK en progression dans les bastions travaillistes**
Reform UK, parti d’extrême droite dirigé par Nigel Farage, réalise des percées significatives dans plusieurs zones traditionnellement travaillistes du nord de l’Angleterre et des Midlands. « Nous assistons à un changement historique de la politique britannique », a déclaré Farage vendredi à Londres. « Nous sommes le plus national des partis, nous sommes là pour longtemps », a-t-il ajouté.
**Un scrutin local aux enjeux nationaux**
Plus de 5 000 sièges d’élus locaux étaient en jeu en Angleterre lors de ce scrutin, sur un total de 16 000. Pour le Labour, les résultats pourraient s’avérer particulièrement douloureux, avec la possible perte de son bastion gallois, une première depuis la création du Parlement gallois en 1999. En Écosse, Reform UK pourrait se classer deuxième derrière le SNP, profitant de l’impopularité du Premier ministre Keir Starmer et du désarroi des populations les plus précaires.
**Keir Starmer sous pression**
La popularité de Keir Starmer a fortement chuté en raison d’une série de faux pas, de revirements et de polémiques, alimentant des appels à son remplacement à Downing Street. Parallèlement, les organisations de défense des droits des réfugiés s’inquiètent d’une atmosphère délétère et de la banalisation des discours stigmatisants, près de deux ans après les émeutes racistes de Southport.
