Résultats des élections municipales en Cisjordanie
Le Fatah, parti nationaliste du président palestinien Mahmoud Abbas, a remporté les élections municipales dans plusieurs villes de Cisjordanie, selon les résultats officiels publiés dimanche 26 avril. La liste *Fermeté & Générosité*, soutenue par le mouvement, a notamment triomphé à Hébron, Tulkarem et Salfit, confirmant sa domination dans ces territoires.
Un scrutin marqué par un faible engouement

Les élections locales, les premières depuis le début de la guerre à Gaza, se sont déroulées samedi dans un contexte de désillusion politique et de participation limitée. Aucune liste ne s’est réclamée du Hamas, rival islamiste du Fatah, qui contrôle une partie de la bande de Gaza. Plusieurs villes majeures, dont Ramallah et Naplouse, n’ont pas participé au scrutin.
Une étape vers l’unité nationale ?
Le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a salué ces élections comme une "expression de la volonté nationale". Il a souligné l’inclusion de Deir Al-Balah, dans la bande de Gaza, y voyant une "première étape vers un cadre national plus inclusif". Ces résultats pourraient marquer un pas vers une meilleure cohésion politique, bien que les défis restent nombreux. ## Résultats mitigés pour le Fatah dans les élections municipales palestiniennes
Les élections municipales en Cisjordanie ont confirmé la domination du Fatah, mais avec des nuances notables. À Jénine, bastion historique de la résistance armée, le parti a obtenu six sièges sur quinze, à égalité avec la liste indépendante « Jénine ». Des scènes de liesse ont été filmées dans les rues, où des jeunes célébraient des factions armées locales, interprétant ces résultats comme un affaiblissement du Fatah.
Participation inégale et listes sans opposition réelle
La participation globale s’est élevée à 53,4 %, avec des écarts marqués entre les villes. À Deir Al-Balah, par exemple, seulement 22,7 % des électeurs se sont déplacés, reflétant un désintérêt croissant pour des scrutins souvent perçus comme une formalité. La plupart des listes en lice étaient soit affiliées au Fatah, soit sans étiquette, aucune ne revendiquant l’appartenance au Hamas, absent des urnes depuis des années.
Un pouvoir local limité malgré l’enjeu des services essentiels
Les conseils municipaux élus gèrent des services vitaux comme l’eau et les infrastructures, mais leur marge de manœuvre reste faible. Ces élections, organisées dans 183 municipalités, ont confirmé la fragmentation politique palestinienne, sans offrir de réelle alternative au Fatah, malgré des signes de rejet localisé.
