Claire Thoury première femme à la tête du CESE

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Une élection historique pour le CESE

Claire Thoury, 36 ans, a été élue mercredi 20 mai présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Elle devient ainsi la première femme à diriger cette institution consultative, souvent critiquée pour son utilité et son coût. Présidente du Mouvement associatif, qui regroupe plus de 700 000 associations, elle a remporté le scrutin face à Dominique Carlac’h, ancienne vice-présidente du Medef, avec 97 voix contre 74.

Un scrutin marqué par la diversité des représentants

Le vote, organisé à bulletins secrets, a réuni les conseillers du CESE, issus de syndicats, d’organisations patronales, d’associations et d’institutions œuvrant pour la cohésion sociale et territoriale, ainsi que des acteurs de la protection de l’environnement. Claire Thoury succède à Thierry Beaudet, ancien représentant des mutuelles, pour un mandat de cinq ans.

Défis et enjeux pour la nouvelle présidente

La nouvelle présidente devra défendre le CESE face aux critiques récurrentes sur l’impact de ses rapports et son fonctionnement. Son élection marque un tournant pour cette institution, qui cherche à renforcer son rôle dans le débat public. ## Une présidence engagée pour un CESE "repère dans les temps troublés"

Claire Thoury, nouvellement élue à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE), a exprimé sa fierté de diriger une institution qu'elle décrit comme "profondément singulière". Selon elle, le CESE incarne les valeurs républicaines les plus fortes : l'ancrage dans le quotidien, la recherche de compromis et le mouvement d'une société en évolution. Avant le vote, elle avait déjà annoncé son ambition de faire du CESE "un repère dans ces temps troublés", en insistant sur la nécessité d'agir "en temps réel" et de s'inscrire pleinement dans le débat politique.

Défendre l'institution face aux critiques

La nouvelle présidente devra cependant faire face à des critiques récurrentes sur l'utilité des rapports du CESE et son coût de fonctionnement. En juillet dernier, la commission des finances de l'Assemblée nationale et la Cour des comptes avaient mis en cause la pertinence de l'institution. Claire Thoury devra donc prouver que le CESE reste un acteur incontournable du paysage institutionnel français, capable d'apporter des réponses concrètes aux défis contemporains.

Une réforme en cours, des résultats encore limités

Depuis la réforme de 2021, le CESE s'est positionné comme la chambre de la participation citoyenne. Trois conventions citoyennes ont été organisées : sur le climat, la fin de vie (dont le comité de gouvernance était présidé par Claire Thoury) et une prochaine en 2025 sur les temps de l'enfant. Cependant, l'impact concret de ces initiatives reste à démontrer, ce qui constituera un défi majeur pour la nouvelle présidente.