Libération de deux Français en Iran : un échange de prisonniers sous tension diplomatique

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Un échange de détenus entre la France et l’Iran

Mahdieh Esfandiari, une Iranienne condamnée en France pour apologie du terrorisme, a regagné son pays mercredi 15 avril. Son retour intervient dans le cadre d’un échange avec deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés après près de quatre ans de détention en Iran.

Des accusations distinctes, un même enjeu diplomatique

Esfandiari, arrêtée en février 2025, avait été condamnée pour avoir fait l’apologie du massacre du 7 octobre 2023 en Israël et pour des appels à des attaques contre la communauté juive en France. Les deux Français, eux, étaient détenus depuis 2020 pour des accusations d’espionnage, avant d’être assignés à résidence à Téhéran.

Un épisode dans les tensions franco-iraniennes

Cet échange s’inscrit dans une série de négociations entre Paris et Téhéran, marquées par des tensions politiques et des conflits juridiques. La télévision d’État iranienne a confirmé le retour d’Esfandiari, qualifiée de « militante pour les droits des Palestiniens ». ## Une Iranienne condamnée en France pour apologie du terrorisme

Une ressortissante iranienne, diplômée à Lyon et travaillant comme traductrice en France depuis 2018, a été condamnée à quatre ans de prison, dont un an ferme, par la justice française. Les faits reprochés remontent à 2023 et 2024, période durant laquelle elle aurait alimenté des comptes pro-palestiniens, notamment sur Telegram, X, Twitch et YouTube, sous le nom « Axe de la Résistance ».

Des publications jugées incitatives et antisémites

Les publications en question célébraient l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qualifiée par la justice de « terroriste ». Elles contenaient également des injures à l’encontre de la communauté juive, ce qui a conduit à son incarcération. Son assignation à résidence avait été levée peu après l’annonce de la libération de deux Français détenus en Iran, dans un contexte d’éventuel échange de prisonniers non confirmé par Paris.

Un contexte géopolitique tendu

L’affaire intervient dans un climat de tensions accrues entre la France et l’Iran, notamment après l’échange controversé de détenus. Les autorités iraniennes avaient évoqué un possible accord, mais Paris n’a jamais officialisé cette information. La situation reste floue, tandis que la condamnée attend désormais la suite de sa procédure judiciaire.