Une épidémie d'Ebola en RDC et en Ouganda
Les autorités sanitaires confirment une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo (RDC), avec 80 morts suspectes et 246 cas présumés. Un décès a également été enregistré en Ouganda, voisin de la RDC, où un Congolais de 59 ans a succombé au virus. Selon les analyses, il s’agit de la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe. Le ministre congolais de la Santé, Samuel-Roger Kamba, alerte sur un taux de létalité pouvant atteindre 50 %.
Une propagation rapide dans une région instable

Le foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, une zone frontalière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Cette région, marquée par des violences armées et une forte activité minière, complique les efforts de contrôle sanitaire. Les mouvements de population, liés notamment à l’exploitation aurifère, favorisent la propagation du virus. Les tests en laboratoire, encore limités, ont confirmé huit cas positifs sur 13 échantillons analysés.
Un virus toujours meurtrier malgré les progrès
Ebola reste une menace majeure en Afrique, avec un bilan de 15 000 morts en cinquante ans. La dernière épidémie en RDC, déclarée en août 2022, avait fait 34 morts. La plus meurtrière, entre 2018 et 2020, avait causé près de 2 300 décès. Bien que des vaccins et traitements aient été développés, le virus conserve un taux de mortalité variable, allant de 25 % à 90 % selon les souches. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) suit de près l’évolution de cette nouvelle flambée. ## Une nouvelle épidémie d'Ebola en RDC, souche Bundibugyo sans vaccin
Les autorités sanitaires congolaises ont confirmé samedi la présence du virus Ebola dans l'est du pays, identifié comme la souche Bundibugyo. Contrairement à la souche Zaïre, pour laquelle un vaccin existe, cette variante n'a ni traitement spécifique ni protection vaccinale disponible.
Le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba, a souligné lors d'une conférence de presse à Kinshasa que cette souche présente un taux de létalité pouvant atteindre 50 %. Le patient zéro serait un infirmier ayant présenté des symptômes le 24 avril à Bunia, capitale de l'Ituri, avant que d'autres cas suspects ne soient signalés dans les zones voisines de Mongbwalu et Rwampara.
Des défis logistiques majeurs pour contenir l'épidémie
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exprimé ses inquiétudes face à la transmission communautaire, préparant l'envoi de 5 tonnes de matériel de protection depuis Kinshasa. La RDC, territoire vaste et aux infrastructures limitées, fait face à des difficultés récurrentes pour acheminer rapidement les équipements médicaux nécessaires.
Cette épidémie, la dix-septième depuis 1976, intervient dans un contexte où la transmission du virus se fait principalement par contact avec les fluides corporels, avec une période d'incubation pouvant aller jusqu'à 21 jours. Les autorités sanitaires doivent désormais agir rapidement pour éviter une propagation plus large.
