Un changement de lieu inattendu pour l'Esports World Cup
L'édition 2026 de la Coupe du monde d'e-sport (Esports World Cup, EWC) se déroulera finalement à Paris, du 6 juillet au 23 août. Initialement prévue à Riyad, la compétition a été délocalisée en raison des tensions géopolitiques dans la région. Cette décision a été annoncée le 20 mai par les organisateurs, qui ont souligné les difficultés logistiques liées à la situation actuelle.
Paris, une alternative stratégique

La capitale française a été choisie pour ses infrastructures adaptées, son soutien institutionnel et son rayonnement international. Ralf Reichert, directeur de l'Esports Foundation, a expliqué à l'AFP que les incertitudes liées aux déplacements des joueurs dans la région du Golfe ont pesé dans la décision. Paris offre une alternative sécurisée et attractive pour accueillir cet événement majeur.
Un événement record en termes de dotation
L'EWC 2026 rassemblera plus de 2 000 joueurs issus d'environ 200 clubs à travers le monde. La compétition mettra en jeu une dotation totale de 75 millions de dollars (64,5 millions d'euros), un montant inédit dans l'univers de l'e-sport. Cette édition promet d'être l'une des plus prestigieuses de l'histoire de la discipline. ## Un événement e-sport inédit en France
L'EWC (Esports World Cup) se distingue par son format unique, réunissant 25 compétitions couvrant des jeux vidéo majeurs comme *League of Legends*, *Dota 2*, *Valorant*, *Rocket League* ou *Counter-Strike*. Cette diversité en fait l'un des événements les plus complets du secteur.
Un projet ambitieux porté par l'Arabie saoudite
Né du rachat de l'ESL (Electronic Sports League) par l'Arabie saoudite en 2022 pour 1,5 milliard de dollars, l'EWC s'inscrit dans une stratégie plus large de développement de l'e-sport. L'édition 2023 a généré 600 millions de dollars de retombées économiques dans le pays, selon les organisateurs.
Un enjeu politique et économique pour la France
La tenue de l'événement en Île-de-France est saluée par l'Élysée, qui y voit un "coup de projecteur" sur le territoire. Emmanuel Macron, malgré ses réserves récentes sur les jeux violents, a soutenu l'initiative, soulignant son importance pour le secteur. Les premières conclusions d'une mission sur les risques des jeux vidéo sont attendues fin mai.
