Disparition de Manon Relandeau : le conjoint en détention en Algérie

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Un suspect en détention en Algérie

Le conjoint de Manon Relandeau, disparue depuis plus d’un mois dans la région nantaise, a été placé en détention provisoire en Algérie. Cette décision a été confirmée mercredi 6 mai par le parquet, après une information révélée par *Ouest-France*. L’homme, âgé de 41 ans et de nationalité algérienne, avait été interpellé la semaine dernière par les autorités locales. Il avait quitté la France le 2 avril avec leur fille de 15 mois, déclenchant l’ouverture d’une enquête pour meurtre et enlèvement par le parquet de Nantes.

Une notice rouge d’Interpol activée

Le suspect, arrêté en compagnie de l’enfant, faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol. Cette mesure internationale permet aux pays membres de coopérer pour localiser et arrêter des individus recherchés. Selon les informations disponibles, il était déjà connu des services de police français pour des violences conjugales, ayant fait l’objet d’une condamnation antérieure.

Une coopération judiciaire limitée

La justice algérienne pourrait désormais poursuivre le suspect, mais les perspectives d’extradition vers la France semblent compromises. En effet, une convention entre les deux pays interdit l’extradition de leurs ressortissants respectifs. L’enquête se poursuit donc des deux côtés de la Méditerranée, avec des moyens importants mobilisés en France pour élucider cette disparition. ## Un suspect déjà condamné pour violences conjugales

Le principal suspect dans l’enquête sur la disparition de Manon Relandeau, 31 ans, est un homme déjà connu des services de police. En 2019, il avait été condamné à Nantes pour violences conjugales sur sa compagne de l’époque, selon les informations du parquet. Cette condamnation, assortie d’un sursis, avait été prononcée après une procédure judiciaire.

Des recherches intensives menées depuis le 3 avril

Depuis le signalement de la disparition de Manon Relandeau, plus de 100 gendarmes ont été mobilisés pour des recherches autour de Saint-Étienne-de-Montluc, où le couple résidait. Les investigations impliquent des équipes cynophiles, la brigade fluviale et une cellule nationale d’enquête dirigée par la section de recherches de Nantes. Malgré ces moyens déployés, aucune trace de l’agricultrice n’a encore été retrouvée.

Deux mises en examen dans le cadre de l’enquête

Deux personnes ont été mises en examen en France dans cette affaire. Les chefs d’accusation retenus sont « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « modification des lieux d’un crime ». Ces procédures judiciaires pourraient permettre d’éclaircir les circonstances de la disparition de Manon Relandeau, dont le dernier contact connu remonte à un rendez-vous non honoré avec l’association Citad’elles, début avril.