L'Europe s'indigne après la vidéo humiliante d'Itamar Ben Gvir

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Réactions européennes après la vidéo controversée d’Itamar Ben Gvir

La Pologne a exigé des excuses d’Israël et envisagé d’interdire l’entrée de son territoire au ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la flottille pour Gaza agenouillés, les mains liées et le front contre le sol. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a convoqué le chargé d’affaires israélien à Varsovie pour exprimer son indignation et demander des excuses.

Le porte-parole du ministère polonais, Maciej Wewior, a confirmé que le gouvernement polonais envisageait de déclarer Ben Gvir *persona non grata* en raison de son comportement. « Le ministre Sikorski a pris la décision de s’adresser au ministère de l’intérieur avec une demande visant à interdire au ministre Ben Gvir d’entrer sur le territoire de la République [de Pologne] », a-t-il déclaré.

L’Italie appelle à des sanctions européennes

Parallèlement, l’Italie a demandé des sanctions européennes contre Ben Gvir, jugeant son action inacceptable. Le gouvernement italien a condamné fermement la vidéo, qualifiée de « dégradante » et « humiliante » par plusieurs responsables européens.

Les deux citoyens polonais arrêtés dans le cadre de la flottille pour Gaza ont été libérés, selon les déclarations du porte-parole polonais. Les autorités israéliennes n’ont pas encore réagi officiellement aux demandes d’excuses et aux menaces de sanctions.

Contexte tendu autour de la flottille pour Gaza

L’incident intervient dans un contexte de tensions accrues autour de la bande de Gaza, où les opérations militaires israéliennes se poursuivent. La flottille, composée de militants internationaux, visait à briser le blocus imposé par Israël. La vidéo, diffusée par Ben Gvir, a provoqué une vague de critiques en Europe, où plusieurs pays ont exprimé leur préoccupation quant au respect des droits humains. ## Une expulsion controversée en eaux internationales

Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé jeudi l'expulsion de militants étrangers interpellés à bord de la flottille à destination de Gaza. L'opération, menée en mer, a été justifiée par Israël comme ayant eu lieu « dans des eaux internationales ». Cette affirmation a suscité des réactions immédiates, notamment de la part de la Pologne, dont le ministre des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a exigé « une clarification urgente » sur les circonstances de l'intervention.

L'Italie réclame des sanctions contre Ben Gvir

Parallèlement, l'Italie a demandé à l'Union européenne d'imposer des sanctions au ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir. Antonio Tajani, chef de la diplomatie italienne, a dénoncé sur X (anciennement Twitter) des « actes inacceptables » commis contre la flottille, incluant des captures en eaux internationales et des traitements humiliants. Il a souligné une violation des « droits humains les plus fondamentaux ».

Des tensions diplomatiques en escalade

Ces déclarations s'inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et plusieurs pays européens. La Pologne et l'Italie, en particulier, semblent déterminées à obtenir des explications et des mesures concrètes, tandis qu'Israël maintient sa position sur la légitimité de son intervention. La situation pourrait encore s'aggraver si l'UE décide de suivre la demande italienne.

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