Une diplomatie de fermeté réclamée par le RN
Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national (RN), a critiqué dimanche la politique française envers l’Algérie, à la veille de la visite du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à Alger. Invité de l’émission *Questions politiques* sur France Télévisions, le député de la Moselle a plaidé pour une « diplomatie de la fermeté » plutôt qu’une « diplomatie de la courbette ».
Des accusations contre l’exécutif
Le responsable d’extrême droite a accusé Emmanuel Macron de mener une politique d’ « aplaventrisme » et de « soumission » face à l’Algérie. Il a dénoncé les déclarations du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, jugées « de plus en plus dures » envers la France, malgré les efforts diplomatiques français.

Des conditions posées pour une coopération
Jacobelli a énuméré deux conditions pour une amélioration des relations : l’arrêt des « insultes » contre la France et le rapatriement des délinquants algériens présents en France. Il a exclu toute « autocritique » de la part de la France sur son histoire, qualifiant cette éventualité de « non ». ## Un élu du RN dénonce le « chantage » de l’Algérie
Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national (RN), a vivement critiqué la gestion des relations entre la France et l’Algérie, évoquant notamment le cas du journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie. « S’il faut accepter le chantage, s’il faut accepter le kidnapping d’intellectuels ou de journalistes français dans les geôles algériennes, tout cela ne va pas aller bien loin », a-t-il déclaré.
Son collègue Sébastien Chenu, vice-président du RN, a renchéri en réclamant des « résultats concrets », notamment la libération de Gleizes et le rapatriement des ressortissants algériens « sanctionnés » en France.
Le RN exige une répression accrue du narcotrafic
Jacobelli a également pointé du doigt la politique judiciaire française face au trafic de drogue, après la mort d’un adolescent à Nantes. Il a dénoncé une « justice laxiste » et des peines insuffisantes, affirmant que « tant que la loi ne s’impose pas aux trafiquants, les trafiquants imposeront leur loi ».
Privatisation de l’audiovisuel public en cas de victoire
Le porte-parole du RN a confirmé que son parti privatiserait France 2, France Inter et France 5 en cas de victoire en 2027, s’appuyant sur un rapport adopté par une commission d’enquête parlementaire. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions récurrentes sur le financement et la neutralité de l’audiovisuel public.
