Un soutien majoritaire pour Attal chez les militants
Les militants de Renaissance ont exprimé une nette préférence pour une désignation interne de leur candidat à la présidentielle, selon les résultats des consultations menées par le parti. Près de 70 % des adhérents interrogés se sont prononcés en faveur d’une désignation suivie d’un vote des membres à jour de cotisation, contre 15 % pour une primaire interne et 15 % pour une primaire ouverte.
Le bureau exécutif valide deux options

Le bureau exécutif du parti, réuni lundi soir, a acté cette tendance en proposant deux scénarios au conseil national. La première option, soutenue par 60 voix (sur 63 votants), consiste à désigner Gabriel Attal comme candidat, sous réserve de son accord, conformément à la volonté exprimée par les militants. La seconde, moins plébiscitée, prévoit l’organisation d’une primaire interne.
Décision finale le 12 mai
Le conseil national de Renaissance, qui se réunira le 12 mai, tranchera entre ces deux options. Si le choix se porte sur la désignation d’Attal, un vote des adhérents sera organisé dans les dix jours suivants pour entériner cette décision. Cette étape marquera une nouvelle phase dans la préparation de la campagne présidentielle de 2027. ## Un processus de désignation encadré par les statuts
Si le conseil national du parti Renaissance, présidé par Elisabeth Borne, opte pour une désignation de Gabriel Attal, celle-ci devra être validée dans les dix jours suivants par un vote des adhérents à jour de cotisations. Les statuts du parti confient en effet au conseil national le choix du mode de désignation, une disposition qui pourrait jouer un rôle clé dans la succession d’Emmanuel Macron.
Une campagne discrète mais active
Bien qu’il n’ait pas encore officiellement annoncé sa candidature, Gabriel Attal multiplie les signes d’une préparation active à l’élection présidentielle. Depuis la publication de son livre *En homme libre* le 23 avril, l’ancien Premier ministre, âgé de 37 ans, enchaîne les déplacements pour des dédicaces et des meetings, avant un grand rassemblement prévu à Paris le 30 mai. Son ouvrage revient notamment sur la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, qu’il qualifie de « décision politique funeste ».
Un contexte marqué par des tensions internes
L’absence d’Elisabeth Borne lors du bureau politique du parti, lundi, souligne les divisions au sein de la formation. L’ancienne Première ministre, qui préside le conseil national, a affiché une distance marquée envers Gabriel Attal, dont la candidature à l’Élysée ne fait pourtant aucun doute. La ministre Aurore Bergé, présente à la réunion, représentait Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, absente elle aussi.
