Un dentiste condamné pour mutilations et escroquerie
Un ancien dentiste de 61 ans, José Pereira Mendes, a été condamné à six ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Mende. Le praticien, reconnu coupable de mutilations sur des dizaines de patients et d’escroquerie à la Sécurité sociale, a également été interdit définitivement d’exercer et d’entrer sur le territoire français.
Des pratiques médicales dangereuses
Pendant deux ans, de fin 2018 à janvier 2021, Mendes a exercé à Badaroux, en Lozère, après avoir travaillé au Portugal et au Mozambique. Ses interventions, jugées médicalement injustifiées et bâclées, ont causé des préjudices graves à ses patients. Le tribunal a souligné la gravité des faits lors de l’énoncé du verdict.

Un parcours professionnel sous le feu des critiques
Né à Coimbra (Portugal) en 1964, Mendes a exercé pendant une vingtaine d’années avant son installation en France. Son arrestation en 2021 a mis fin à des pratiques dénoncées comme dangereuses pour la santé publique. La décision de justice marque la fin d’un dossier médical et judiciaire lourd. ## Un médecin accusé de violences et d'escroquerie devant la justice
Le docteur Pereira Mendes comparaît devant le tribunal pour des faits graves, incluant des violences ayant entraîné des mutilations ou une infirmité permanente, ainsi que des accusations d'escroquerie, d'abus de confiance et de blanchiment. Ces infractions pourraient lui valoir une peine maximale de dix ans d'emprisonnement.
À son arrivée au tribunal, le praticien, visiblement affaibli et se déplaçant avec une béquille, a nié toute implication dans les escroqueries financières, affirmant être une "victime de son assistante". Concernant les séquelles dénoncées par ses anciens patients, il a expliqué avoir dû cesser son activité en raison de son incarcération.
Un préjudice financier et des victimes multiples
L'enquête révèle que le médecin aurait causé un préjudice de 330 000 euros à la Caisse commune de sécurité sociale de la Lozère. Les faits reprochés incluent la facturation d'actes non justifiés ou non réalisés, ainsi que des erreurs de codage intentionnelles pour obtenir des remboursements indus.
Quarante-quatre patients ont été identifiés comme victimes dans le dossier d'instruction, mais leur nombre pourrait être plus élevé. Les personnes concernées pourront encore se constituer partie civile pendant l'audience.
Un procès dans le sillage d'autres affaires médicales
Cette affaire rappelle le procès récent des dentistes marseillais Lionel et Jean-Claude Guedj, condamnés en octobre 2023 pour avoir mutilé près de 400 patients issus de quartiers populaires. Les similitudes entre ces dossiers soulèvent des questions sur les défaillances du système de contrôle des pratiques médicales.
