La Défenseure des droits alerte sur le report du plan "grand âge"
La Défenseure des droits, Claire Hédon, a exprimé son inquiétude quant au nouveau report du plan "grand âge". Elle souligne l'urgence de revoir à la hausse le taux d’encadrement dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Une situation inquiétante selon Claire Hédon
Ce nouveau report, lié au départ imminent de la ministre déléguée chargée de l’autonomie, est préoccupant selon la Défenseure des droits. Claire Hédon rappelle l'importance de passer à un taux d'encadrement de huit professionnels pour dix résidents, contre six et demi actuellement, afin de mieux prendre en charge les personnes âgées. Elle souligne que respecter les droits des personnes âgées nécessite des moyens adéquats. ## Loi "Grand Âge" : une promesse non tenue
Depuis des décennies, les acteurs du secteur réclament une loi de programmation pluriannuelle pour répondre aux enjeux du vieillissement de la population. La promesse d'une telle loi par Emmanuel Macron lors du premier quinquennat n'a pas été concrétisée, principalement en raison de contraintes financières.
Plan "Grand Âge" reporté sine die
Prévu pour le 12 février, le plan "Grand Âge" visant à définir les réponses aux personnes en perte d'autonomie et les scénarios de financement a été reporté indéfiniment avec le départ de la personne chargée du dossier au gouvernement. Quatre ans après le scandale Orpea, la Défenseure des droits a reçu de nombreuses réclamations concernant des situations de maltraitance persistantes dans les Ehpad.
Est-ce que le respect de la dignité des personnes âgées n’est pas un objectif majeur ?
