Violences meurtrières au Darfour : plus de 100 civils tués en une semaine

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Combats meurtriers au Darfour au Soudan

Au Soudan, les combats entre l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ont entraîné la mort de 114 civils en une semaine dans le Darfour. Fin octobre, les paramilitaires ont pris le dernier bastion de l'armée dans la région, déclenchant une vague de violence marquée par des exécutions, des pillages et des viols.

Nouvelles victimes et escalade des violences

Selon des sources médicales, 51 civils ont été tués dans des frappes de drones de l'armée sur la ville d'El-Zurq, où se trouve la résidence familiale du chef des paramilitaires, le général Mohammed Hamdan Daglo, surnommé "Hemetti". Ces affrontements témoignent d'une escalade des violences dans la région. ## Situation alarmante au Soudan

Une source médicale a rapporté 63 civils tués à Kernoi, près de la frontière tchadienne, avec 57 blessés et 17 personnes portées disparues. Ces attaques sont attribuées aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Les FSR ont récemment pris la ville d'El-Fasher, dans l'ouest du Soudan, dernier bastion de l'armée au Darfour. Leur offensive sanglante a été marquée par des exécutions, des pillages et des viols.

Depuis la prise de la ville, un black-out a été imposé, isolant El-Fasher du monde extérieur. Malgré quelques vidéos d'exactions publiées par les combattants, les informations sont rares. Plus de 107 000 personnes ont fui la ville, selon l'Organisation internationale pour les migrations.

La guerre au Soudan a déjà causé la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, déplacé 11 millions de personnes et engendré ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".