La Chine exige du Cambodge l'éradication totale des centres de cyberfraude

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Une pression chinoise accrue contre la cyberfraude au Cambodge

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a exigé mercredi 22 avril lors d’une visite à Phnom Penh que le Cambodge « éradique totalement » les centres de cyberfraude opérant sur son territoire. Cette demande a été formulée lors d’un entretien avec le Premier ministre cambodgien, Hun Manet, marquant un durcissement des positions chinoises sur ce dossier.

Un phénomène criminel en pleine expansion

Le Cambodge est devenu un hub majeur de la cybercriminalité, avec des réseaux organisés exploitant des techniques variées : arnaques sentimentales, faux investissements dans les cryptomonnaies, ou encore usurpation d’identité. Les victimes, souvent originaires de Chine, subissent des pertes financières colossales. Les autorités cambodgiennes sont accusées d’avoir toléré ces activités pendant des années, malgré les plaintes répétées de Pékin.

Une réponse cambodgienne sous surveillance

Face aux pressions internationales, le gouvernement cambodgien assure désormais mener une lutte active contre ces réseaux. Des opérations récentes ont permis la fermeture de plusieurs centres et l’arrestation de suspects. Cependant, l’efficacité de ces mesures reste à prouver, alors que le secteur générerait des milliards d’euros de revenus illicites. La Chine, dont les ressortissants sont nombreux parmi les victimes, surveille de près les progrès réalisés. ## Une coopération renforcée contre les crimes transfrontaliers

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a insisté sur la nécessité de lutter « avec fermeté » contre les activités criminelles transfrontalières liées aux jeux d’argent et aux escroqueries, lors d’une rencontre avec le Premier ministre cambodgien Hun Manet. Ces propos, rapportés par un communiqué officiel chinois, soulignent l’urgence d’une coopération accrue entre Pékin et Phnom Penh pour éradiquer ces menaces.

Des relations stratégiques sous pression

Les liens économiques, diplomatiques et militaires entre la Chine et le Cambodge sont au cœur de cette dynamique. Le Cambodge, dont la Chine est le premier partenaire commercial, a dû répondre aux exigences de Pékin pour éviter toute tension. En février, Hun Manet avait déjà promis à l’AFP de « nettoyer » les centres d’arnaques, avant que le gouvernement ne durcisse sa législation contre les cyberarnaques.

Un cadre légal renforcé pour lutter contre les cybercriminels

Le mois dernier, le Cambodge a adopté un projet de loi prévoyant des peines sévères contre les acteurs des escroqueries en ligne. Cette mesure s’inscrit dans une volonté affichée de répondre aux préoccupations chinoises, tout en protégeant la sécurité des citoyens et des investissements étrangers.