Une cuve chimique stabilisée, mais les habitants toujours confinés
Les pompiers de la banlieue sud de Los Angeles ont annoncé, lundi 25 mai, que la menace d’explosion d’une cuve contenant 26 000 litres de méthacrylate de méthyle avait été "éliminée". Ce liquide inflammable, utilisé dans la fabrication de plastique, représentait un risque majeur pour les quartiers résidentiels de Garden Grove, dans le comté d’Orange.
50 000 personnes toujours sous interdiction de retour

Malgré la stabilisation de la situation, les autorités maintiennent l’interdiction de retour pour les quelque 50 000 habitants évacués depuis vendredi. Les centres d’accueil restent ouverts, et les pompiers insistent sur le respect des zones d’évacuation. "Merci de respecter les zones d’évacuation", a déclaré TJ McGovern, chef des pompiers locaux, dans un message vidéo.
Une inspection nocturne décisive
C’est après une inspection nocturne de la cuve que Craig Covey, un responsable des pompiers, a confirmé la fin de la menace d’explosion. Cependant, les autorités soulignent qu’une "menace persistante pour la sécurité publique" justifie le maintien des restrictions. Les habitants devront attendre de nouvelles instructions avant de pouvoir regagner leurs foyers. ## Confirmation d'une fuite et stabilisation de la situation
Les autorités ont confirmé la présence d'une fissure dans la cuve, accompagnée d'une baisse de pression interne. Selon Craig Covey, la température du produit a diminué, passant de 38 à 34 degrés, un signe encourageant dans la gestion de l'incident. Aucun blessé n'a été signalé, mais l'origine de l'accident reste inconnue.
Mesures de containment et risques sanitaires
L'Agence de protection de l'environnement (EPA) a déployé des barrières pour éviter la contamination des cours d'eau et de l'océan voisin. Le méthacrylate de méthyle, substance impliquée, est classé comme irritant pour la peau, les yeux et les voies respiratoires, avec des risques neurologiques en cas d'exposition prolongée.
Réponse industrielle et communication
GKN Aerospace, propriétaire du réservoir, assure travailler activement pour limiter les fuites et a présenté ses excuses à la population. L'EPA estime que le rejet reste de faible volume, maîtrisable par les autorités locales.
