Une réponse jugée excessive par la ministre de la Culture
La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a critiqué mardi 19 mai la décision de Maxime Saada, patron de Canal+, qualifiant sa réaction de « disproportionnée ». Cette déclaration intervient après l’annonce du boycott par Canal+ des 600 professionnels du cinéma français signataires d’une tribune anti-Bolloré publiée dans *Libération*.
Un contexte tendu en pleine période cannoise

L’annonce de Maxime Saada, faite en plein Festival de Cannes, a suscité des réactions vives dans le milieu cinématographique. La ministre a souligné l’influence majeure de Canal+ dans le secteur, estimant que sa réponse avait aggravé les tensions plutôt que de les apaiser.
Appel au dialogue pour désamorcer la crise
Catherine Pégard a exprimé sa compréhension face aux inquiétudes du secteur, évoquant des similitudes avec les récentes tensions dans l’édition. Elle a plaidé pour un retour au dialogue, espérant que « la raison l’emporte sur les menaces ». ## Une mise en garde contre l'instrumentalisation politique du cinéma
La ministre Catherine Pégard a fermement condamné toute tentative d'instrumentalisation des industries culturelles à des fins politiques. Elle a souligné que les polémiques récurrentes, accusant le cinéma français de servir des idéologies, fragilisent un secteur déjà confronté à de nombreux défis.
Un appel à la médiation pour apaiser les tensions
La Société des réalisateurs et réalisatrices de films (SRF), représentant 500 cinéastes, a appelé à une médiation entre les signataires d'une tribune critique et les équipes cinéma de Canal+. Cette initiative vise à rétablir la confiance, alors que la tribune, initialement signée par 600 professionnels, dénonce l'influence croissante de l'extrême droite dans le cinéma, notamment sous l'impulsion de Vincent Bolloré.
Une mobilisation croissante face aux inquiétudes du secteur
Le collectif Zapper Bolloré indique que la tribune a désormais rassemblé plus de 1 600 signataires. La SRF, dont Cédric Klapisch est vice-président, a exprimé son soutien aux professionnels exprimant leurs préoccupations, tout en condamnant toute forme de mise à l'écart qui en résulterait.
