Une visite symbolique pour relancer la coopération sécuritaire
Le ministre de l’Intérieur français, Laurent Nuñez, a confirmé dans une interview à *La Tribune* dimanche que son homologue algérien, Saïd Sayoud, effectuera une visite officielle à Paris « dans quelques jours ». Cette annonce marque une nouvelle étape dans le réchauffement des relations entre les deux pays, après des mois de tensions diplomatiques.
Nuñez a qualifié cette rencontre de « signal très positif », soulignant que « une coopération sécuritaire se réinstaure progressivement ». Sa propre visite à Alger mi-février, à l’invitation de Sayoud, avait déjà contribué à apaiser les relations entre Alger et Paris.
Un rapprochement diplomatique en cours

La visite de Nuñez en Algérie avait ouvert la voie à une détente, confirmée par d’autres initiatives. Ainsi, le ministre français de la Justice, Éric Dupond-Moretti, est attendu lundi à Alger pour « rétablir les relations judiciaires » entre les deux pays. Parmi les sujets abordés figureront notamment le cas du journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie.
Ces échanges illustrent une volonté commune de normaliser les relations, après une période marquée par des désaccords politiques et économiques.
Des enjeux sécuritaires et judiciaires au cœur des discussions
La coopération sécuritaire, interrompue pendant la crise, semble désormais repriorisée. Nuñez a insisté sur l’importance de cette collaboration, essentielle pour lutter contre les menaces transfrontalières. Parallèlement, la visite d’Éric Dupond-Moretti vise à régler des contentieux judiciaires, dont celui de Christophe Gleizes, dont l’arrestation en 2022 avait exacerbé les tensions.
Ces démarches concrètes pourraient permettre de consolider durablement le dialogue entre les deux pays. ## Une coopération sécuritaire renforcée avec l'Algérie
Le ministre de l'Intérieur a souligné l'importance d'une collaboration active avec son homologue algérien, notamment sur la lutte contre les trafics de stupéfiants. Cette coopération, précise-t-il, fonctionne dans les deux sens, avec des échanges d'informations réguliers.
Un dialogue nécessaire malgré les tensions
Interrogé sur la stratégie de "rapport de force" évoquée par son prédécesseur, le ministre a insisté sur l'obligation de dialoguer avec l'Algérie, notamment sur les enjeux sécuritaires et migratoires. Il a salué l'expertise algérienne en matière de renseignement, soulignant l'intérêt stratégique de cette coopération.
Prudence sur le cas Christophe Gleizes
Concernant la libération éventuelle du journaliste Christophe Gleizes avant la Coupe du monde, le ministre s'est montré évasif. "Je n'en sais rien et ne veux pas en parler", a-t-il déclaré, tout en exprimant l'espoir d'une issue favorable.
