Un rapport controversé adopté malgré les tensions
La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a validé lundi le rapport Alloncle par 12 voix contre 10, malgré les critiques de la gauche. Ce document de près de 400 pages, qui sera rendu public lundi 4 mai, suscite déjà des réactions vives avant même sa publication.
Des accusations politiques et des méthodes contestées

Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a dénoncé sur France Inter des "méthodes d’extrême droite" dans le travail de Charles Alloncle (UDR, allié du RN). La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a salué la finalisation des travaux, tandis que la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a accusé Alloncle d’utiliser la commission à des fins politiques.
Un projet d’austérité drastique pour l’audiovisuel public
Le rapport, issu de six mois d’auditions tendues, propose une réduction des crédits de l’audiovisuel public d’un milliard d’euros. Marine Le Pen (RN) a appelé le gouvernement à examiner ces préconisations, tandis que l’opposition dénonce un projet visant à "détruire" le service public. ## Un rapport clivant sur l’audiovisuel public
La commission d’enquête sur l’audiovisuel public a révélé des dysfonctionnements majeurs, suscitant des réactions contrastées. Le rapport, approuvé par le RN et LR, a été rejeté par la gauche, tandis que Renaissance et le MoDem se sont abstenus. Charles Alloncle, président de la commission, a dénoncé un « système d’élus de gauche » considérant l’audiovisuel public comme « leur petite chose ».
Privatisation et transparence au cœur des débats
Alloncle, bien qu’évitant une recommandation formelle, a suggéré que « rien ne vaut la transparence » sur l’utilisation des fonds publics. Ses propos, relayés par Europe 1 et CNews – deux médias proches de Vincent Bolloré –, s’inscrivent dans une critique récurrente du coût et de la neutralité supposée de l’audiovisuel public. Selon *Le Monde*, des listes de questions hostiles auraient été transmises à des députés par des proches de Bolloré.
Réactions politiques et contre-rapport en préparation
Les députés MoDem annoncent un « contre-rapport » pour répondre à celui d’Alloncle, qualifié de « à charge » par la socialiste Fatiha Keloua-Hachi. La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a défendu l’audiovisuel public comme « bien commun », soulignant son rôle face à la désinformation. Le gouvernement met en garde contre les « fausses informations » et les réseaux sociaux, présentés comme des défis majeurs.
