Le gouvernement renforce les contrôles dans les stations-service pour lutter contre les hausses abusives des prix des carburants

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Plan de contrôles renforcé dans les stations-service

Le premier ministre annonce des mesures pour éviter les hausses abusives des prix des carburants

Le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place d'un plan exceptionnel de 500 contrôles dans les stations-service de lundi à mercredi. L'objectif est de prévenir les hausses abusives des prix à la pompe, en particulier en lien avec la situation au Moyen-Orient.

Ces contrôles seront effectués par la répression des fraudes (DGCCRF) et représentent l'équivalent d'un semestre complet du plan de contrôle habituel. Le gouvernement réagit ainsi aux récentes augmentations des prix du SP95-E10 et du gazole, mettant en garde contre toute tentative de profiter de la situation.

Le ministre de l'économie, Roland Lescure, a souligné que si des abus sont confirmés, des mesures seront prises pour rendre publiques les entreprises responsables de telles pratiques. ## Réactions politiques face à la hausse des prix des carburants

Plusieurs partis politiques, dont le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), expriment leur préoccupation quant à la hausse des prix des carburants ces derniers jours.

Propositions de mesures

Marine Le Pen, cheffe des députés du RN, suggère la réduction des taxes sur les carburants pour compenser les hausses. Son parti souhaite notamment la réduction de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants, le fioul et le gaz. De son côté, Jordan Bardella, président du RN, appelle à une baisse de la TVA et de l'accise sur les produits pétroliers en cas d'augmentation significative des prix.

Eric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et membre de LFI, demande au gouvernement d'envisager un blocage des prix de l'essence et d'effectuer des ajustements sur l'accise si la situation persiste.

Réponse du gouvernement

La ministre déléguée à l'énergie, Maud Bregeon, estime qu'il serait inconcevable de réduire la TVA et l'accise sur les carburants, car cela entraînerait un important déficit budgétaire de près de 20 milliards d'euros pour l'Etat.