Un contrat militaire majeur entre la Corée du Sud et les États-Unis
Le département d'État américain a officialisé lundi 18 mai un accord de 4,2 milliards de dollars (3,53 milliards d'euros) pour la vente et la maintenance d'hélicoptères militaires à la Corée du Sud. Ce contrat, visant à renforcer les capacités défensives de Séoul face aux menaces nord-coréennes, comprend deux volets principaux.
24 hélicoptères Seahawk et modernisation des Apaches

L'essentiel du montant (3 milliards de dollars) sera consacré à l'acquisition de 24 hélicoptères navals MH-60R "Romeo" Seahawk, spécialisés dans la détection et la neutralisation de sous-marins. Parallèlement, 1,2 milliard de dollars financera la modernisation des hélicoptères de combat AH-64E Apache déjà en service dans l'armée sud-coréenne.
Une réponse aux défis sécuritaires régionaux
Selon le département d'État, ces livraisons et mises à niveau "amélioreront la capacité de la République de Corée à répondre aux menaces actuelles et futures". L'administration américaine y voit un moyen de renforcer la dissuasion face aux ambitions militaires de Pyongyang, tout en consolidant les alliances régionales. ## Un engagement militaire historique entre la Corée du Sud et les États-Unis
En novembre dernier, lors d’un sommet avec le président américain Donald Trump, le président sud-coréen Lee Jae-myung a annoncé un plan ambitieux : Séoul s’engage à acquérir pour 25 milliards de dollars d’équipements militaires américains d’ici 2030, tout en allouant 33 milliards supplémentaires pour soutenir les forces américaines stationnées en Corée du Sud. Ces dernières comptent 28 500 soldats, selon les données disponibles.
La pression américaine sur les dépenses de défense
Donald Trump, connu pour son insistance sur l’augmentation des dépenses militaires des alliés des États-Unis, a réitéré ses doutes quant à la pertinence de maintenir des troupes américaines à l’étranger. Cette position s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire les coûts pour Washington, tout en renforçant les capacités défensives de ses partenaires.
L’impasse dans les relations intercoréennes
Parallèlement, Lee Jae-myung a plaidé pour la reprise des discussions avec la Corée du Nord, avec laquelle la Corée du Sud est techniquement en guerre depuis l’armistice de 1953. Cependant, Pyongyang n’a pas répondu à ces ouvertures. Lors de son premier mandat (2017-2021), Trump avait rencontré à trois reprises Kim Jong-un, mais depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, le sujet semble relégué au second plan.
