Conseil provisoire mis en place pour assurer la continuité du pouvoir en Iran
Selon la Constitution iranienne, un conseil provisoire a été mis en place pour assurer la continuité du pouvoir après la mort du Guide suprême Ali Khamenei lors des bombardements israéliens et américains.
La succession du Guide suprême suscite des interrogations

La mort d'Ali Khamenei après près de trente-sept ans au pouvoir a déclenché un processus de succession en Iran. Le Guide suprême détient une autorité ultime dans le pays et joue un rôle clé dans la stratégie régionale face aux Etats-Unis et à Israël. Des hauts responsables iraniens ont également été tués dans les frappes, accentuant les incertitudes quant à la suite des événements.
Des pertes importantes dans les rangs iraniens
Les bombardements américains et israéliens ont causé la mort de plusieurs hauts responsables iraniens, y compris des commandants militaires et des conseillers du Guide suprême. Des systèmes de défense aérienne iraniens ont été détruits, renforçant la position de l'armée israélienne dans la région. La question de la succession d'Ali Khamenei, normalement décidée par une Assemblée d'experts, reste en suspens. ## Conseil provisoire mis en place en Iran
Dimanche, un conseil provisoire a été instauré en Iran pour garantir la continuité du pouvoir. L'ayatollah Alireza Arafi a été désigné pour diriger le conseil des dirigeants, chargé de remplir les fonctions du Guide suprême en attendant de nouvelles élections, selon l'agence de presse ISNA.
Processus de transition en cours
En parallèle, l'Assemblée des experts, composée de 88 religieux chiites élus pour huit ans, est chargée de choisir rapidement un nouveau Guide suprême, conformément à la loi iranienne. Les candidats à cette assemblée doivent être validés par le Conseil des gardiens de la Constitution, connu pour écarter les prétendants jugés indésirables.
Successeurs possibles et enjeux
Plusieurs noms circulent pour succéder au Guide suprême, notamment celui du président iranien Massoud Pezeshkian, d'Ali Larijani, ou encore de Mojtaba Khamenei, fils du Guide suprême. Toutefois, une transition dynastique pourrait soulever des critiques, notamment dans un pays marqué par la révolution de 1979. En effet, la République islamique n'a connu qu'une seule transition à ce poste depuis cette période tumultueuse.
