Conflit armé à Kidal : la rébellion touareg affirme contrôler la ville
Les combats ont repris dimanche 26 avril dans la ville de Kidal, dans le nord du Mali, opposant les forces armées maliennes, soutenues par des mercenaires russes, à la rébellion touareg alliée aux djihadistes d’Al-Qaïda. Selon des sources locales et rebelles, les affrontements visent à chasser les derniers éléments russes retranchés dans un camp militaire.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement séparatiste réclamant l’autonomie du nord du Mali, a affirmé samedi avoir pris le contrôle de Kidal après des attaques coordonnées avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Un porte-parole rebelle, Mohamed Ramdane, a déclaré à l’AFP : « Nous voulons déloger les derniers combattants russes qui se sont réfugiés dans un camp. »
Une offensive coordonnée contre les forces maliennes

Les violences à Kidal s’inscrivent dans une série d’attaques menées par la rébellion touareg et les djihadistes contre des positions militaires maliennes. Un élu local a confirmé la reprise des combats dimanche, soulignant l’implication des mercenaires russes aux côtés des troupes gouvernementales.
Cette escalade intervient dans un contexte de tensions persistantes dans le nord du Mali, où les groupes armés cherchent à étendre leur influence face à un État malien fragilisé par les crises politiques et sécuritaires.
Un contexte régional marqué par l’instabilité
La situation à Kidal illustre les défis sécuritaires majeurs auxquels le Mali est confronté, avec des alliances fluctuantes entre rebelles touaregs et groupes djihadistes. Les mercenaires russes, présents depuis 2021, jouent un rôle clé dans le soutien aux forces maliennes, mais leur présence reste controversée.
Les autorités maliennes n’ont pas encore réagi officiellement aux déclarations des rebelles, tandis que les combats se poursuivent dans cette région stratégique du Sahel. ## Des combats violents éclatent dans plusieurs villes du Mali
Des habitants de Kidal, Gao et Sévaré ont rapporté avoir entendu des coups de feu dès l’aube, confirmant des affrontements entre l’armée malienne et des assaillants. Un élu local, qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité, a déclaré à l’AFP : « Ça tire. » Ces violences surviennent dans un contexte de tensions persistantes, notamment depuis la reprise de Kidal par l’armée malienne, soutenue par des mercenaires du groupe Wagner, en novembre 2023.
Le FLA revendique des attaques coordonnées
Le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement rebelle touareg, a revendiqué la responsabilité des attaques, affirmant avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao. Ces violences s’inscrivent dans une escalade inédite depuis la prise de pouvoir par la junte en 2020, alors que le Mali est déjà confronté depuis plus d’une décennie à des conflits djihadistes et à des rébellions.
Bilan et réactions des autorités
Selon un communiqué du gouvernement malien publié samedi soir, les combats ont fait 16 blessés, civils et militaires, ainsi que des « dégâts matériels limités ». Les autorités assurent que « la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités » touchées, malgré l’intensité des affrontements rapportés en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays.
