Condamnation de huit opposants tchadiens
Huit dirigeants de l’opposition tchadienne ont été condamnés à huit ans de prison ferme vendredi à N’Djamena, selon leur avocat. Les prévenus, membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale coalition opposée au président Mahamat Idriss Déby, avaient été arrêtés fin avril.
Contexte des arrestations

Les opposants avaient été interpellés une semaine avant une marche de protestation interdite par les autorités. Le GCAP avait appelé à cette manifestation, qualifiée de « marche de protestation et d’indignation » par ses organisateurs.
Accusations et procédure judiciaire
Les huit condamnés sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, mouvement insurrectionnel, rébellion et détention illégale d’armes de guerre ». Ils avaient été placés en détention provisoire dans le cadre de cette enquête. ## Une décision judiciaire contestée
Me Moussa Adoum, avocat des militants concernés, a exprimé sa déception face à la décision de justice. Il dénonce une condamnation fondée sur des infractions inexistantes et accuse le système judiciaire d’être instrumentalisé à des fins politiques.
Un recours en appel envisagé
L’avocat a annoncé son intention de saisir la cour d’appel de N’Djamena, compétente en matière correctionnelle. Son objectif : obtenir un nouveau jugement, à l’abri des pressions politiques qu’il estime avoir influencé le premier verdict.
La justice sous surveillance
Cette affaire relance le débat sur l’indépendance de la justice au Tchad. Me Adoum souligne la nécessité d’un procès équitable, loin des considérations politiques, pour rétablir la confiance dans les institutions.
