Condamnation du maire de Cholet pour feu d’artifice tragique
Le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, et son adjoint à la sécurité ont été condamnés à dix-huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d’Angers pour un feu d’artifice qui avait causé la mort de deux personnes et blessé de nombreuses autres le 14 juillet 2022.
Circonstances du drame

Le soir du drame, des projectiles étaient tombés parmi les spectateurs à quelques dizaines de mètres du pas de tir, causant la mort d'un garçon de 7 ans et de sa sœur de 24 ans. Douze autres personnes avaient également été blessées lors de ce spectacle pyrotechnique organisé par la ville de Cholet.
Autres condamnations
L'association Cholet Evénements, organisatrice du feu d'artifice, a été condamnée à une interdiction définitive d'organiser des événements festifs ou culturels. Le vice-président de l'association a quant à lui écopé de trente mois de prison, dont vingt-deux mois avec sursis, et se voit également interdire d'organiser des manifestations. ## Condamnation pour la société d’artifice HTP et son chef artificier
La société d’artifice HTP, devenue Féérie, a été condamnée à 100 000 euros d’amende, avec une interdiction définitive d'exercer la profession d'artificier. Son chef artificier a quant à lui écopé de trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, ainsi qu'une amende de 15 000 euros. Il ne pourra plus travailler comme artificier et purgera une partie de sa peine sous bracelet électronique.
Réactions des avocats des parties civiles et des prévenus
Les avocats des parties civiles se sont dits satisfaits de la reconnaissance de culpabilité de tous les prévenus lors du procès. Ils ont appelé à ce que chacun assume ses responsabilités, notamment les élus, les artificiers et les organisateurs d'événements pyrotechniques. De son côté, l'avocat du maire a annoncé qu'ils envisageraient un éventuel appel dans les prochains jours.
Défaillances mises en lumière lors de l’enquête
L'enquête a révélé des défaillances dans l'utilisation des fusées et l'emploi d'un matériel pyrotechnique vétuste. Les victimes avaient également pu s'approcher dangereusement du pas de tir, en raison de l'absence de périmètre de sécurité. Le procureur de la République avait requis la relaxe de l'adjoint à la sécurité, mais la condamnation des cinq autres prévenus.
