Une quarantaine d'élus de gauche et écologistes appellent à l'action contre le RN
Une quarantaine d'élus socialistes, écologistes et de la gauche radicale, dont Boris Vallaud, Yannick Jadot et Raphaël Glucksmann, ont lancé un appel commun samedi 18 avril. Leur objectif : construire un "projet crédible et mobilisateur" pour contrer la montée du Rassemblement national (RN) en vue de la présidentielle de 2027.
Un constat alarmiste sur la progression de l'extrême droite

Les signataires s'inquiètent d'une "percée inédite de l'extrême droite" lors des récentes élections municipales. Ils soulignent un "recul dramatique" de la gauche et des écologistes dans les territoires ruraux et périurbains. Leur tribune, publiée sur le site Construire2027.fr, dénonce une "résignation" de certaines élites face à un scénario de victoire du RN.
Une mobilisation en ligne pour élargir le mouvement
Le texte, relayé par plusieurs médias régionaux, sera ouvert aux signatures en ligne dans la soirée. Les auteurs affirment : "Nous ne nous résignons pas à la victoire du RN en 2027. Nous voulons gagner maintenant." Leur initiative vise à fédérer une large coalition pour contrer la dynamique du parti d'extrême droite. ## Une coalition de gauche appelle à un projet unifié face à l’extrême droite
Plusieurs figures de la gauche non-insoumise, dont des socialistes, écologistes et communistes, ont lancé un appel commun pour construire une « candidature de large rassemblement » à la présidentielle. Parmi les signataires figurent Patrick Kanner (président du groupe socialiste au Sénat), Carole Delga (présidente de la région Occitanie) et Nicolas Mayer-Rossignol (maire de Rouen), ainsi que des élus locaux et parlementaires. Leur objectif : proposer « un espoir pour le pays » et un « projet crédible et mobilisateur » face à la montée de l’extrême droite.
Des critiques contre les condamnations morales
Les signataires estiment que les comparaisons historiques avec les années 1930 ou les régimes autoritaires (États-Unis de Trump, Hongrie d’Orban, Russie de Poutine) ne suffisent plus. Selon eux, seule la construction d’un « projet à vocation majoritaire » et d’une « équipe crédible » permettra de contrer efficacement l’extrême droite. Leur texte ne précise pas le mode de désignation du candidat, laissant la porte ouverte à différentes options.
Des divisions persistantes sur la stratégie
La gauche hors LFI reste divisée sur la méthode pour choisir un candidat. Vendredi, Marine Tondelier (EELV) avait proposé aux autres partis de gauche de créer un « socle programmatique partagé ». Samedi, Bernard Cazeneuve a annoncé la formation d’un « comité politique » pour préparer sa propre candidature, illustrant les tensions internes. Ces initiatives montrent que les rivalités persistent malgré l’urgence d’un rassemblement face à l’extrême droite.
