Une décision historique contre la Hongrie
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé, mardi 21 avril, que la Hongrie avait enfreint le droit européen en adoptant une loi stigmatisant les personnes LGBTQIA+. Cette décision fait suite à une saisine de la Commission européenne en juillet 2022, une première contre un État membre.
La loi hongroise de 2021, présentée comme une mesure de protection des mineurs, restreignait l’accès à des contenus jugés "promouvant la divergence par rapport à l’identité de genre ou l’homosexualité". La CJUE a estimé que ces restrictions violaient plusieurs principes fondamentaux de l’UE.
Des violations multiples du droit européen

Dans son arrêt, la Cour a identifié plusieurs manquements. La législation hongroise contrevient notamment au droit primaire et dérivé relatif aux services dans le marché intérieur, à la charte des droits fondamentaux de l’UE, ainsi qu’au règlement général sur la protection des données (RGPD).
La décision souligne que la loi hongroise marginalise les personnes LGBTQIA+ et entrave leur accès à l’information, en contradiction avec les valeurs de l’Union.
Un précédent pour les droits fondamentaux
Cette condamnation marque un tournant dans la défense des droits LGBTQIA+ au sein de l’UE. La CJUE a rappelé que les États membres ne peuvent adopter de mesures discriminatoires sous couvert de protection des mineurs.
La Commission européenne pourrait désormais exiger des mesures correctives de la part de Budapest, ouvrant la voie à des sanctions financières en cas de non-respect. ## Une décision historique contre la Hongrie
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt cinglant contre la Hongrie, estimant que sa législation de 2021 viole l’article 2 du traité sur l’Union européenne (TUE). Ce texte fondateur énumère les valeurs communes de l’UE, dont le respect des droits fondamentaux et le pluralisme. La CJUE qualifie la loi hongroise de « contraire à l’identité même de l’Union », soulignant une atteinte « manifeste et particulièrement grave » aux droits des personnes LGBTQIA+.
Un manquement grave aux principes européens
La décision de la CJUE rappelle le rôle central de l’Union dans la protection des droits fondamentaux. La Cour souligne que la législation hongroise porte atteinte au principe d’égalité et de non-discrimination, piliers de l’ordre juridique européen. Elle insiste sur l’obligation des États membres de respecter ces valeurs, sous peine de sanctions.
Les suites possibles de l’arrêt
Si la Hongrie ne se conforme pas à l’arrêt, la Commission européenne pourrait demander à la CJUE d’imposer des sanctions financières. Ces mesures, sous forme d’astreintes ou d’amendes forfaitaires, visent à garantir le respect du droit européen. La décision marque un tournant dans la défense des droits LGBTQIA+ au sein de l’UE.
