Nombre de civils tués au Soudan doublé en 2025, selon l'ONU
Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a déploré une augmentation significative du nombre de civils tués dans la guerre au Soudan en 2025. Cette hausse s'explique en partie par l'intensification des combats entre l'armée et les Forces de soutien rapide (FSR), marqués par l'utilisation de drones et des bombardements touchant des civils.
Une guerre sanglante et insensée avec des atrocités commises des deux côtés

Volker Türk a souligné que la guerre au Soudan est devenue "sale, sanglante et insensée", avec des atrocités commises des deux côtés. Les violences sexuelles, les exécutions sommaires et les détentions arbitraires sont monnaie courante, causant la terreur parmi les populations. Les paramilitaires et l'armée sont également accusés d'avoir utilisé les femmes et les filles comme armes de terreur, avec plus de 500 victimes recensées de viol, de torture sexuelle et d'esclavage sexuel.
Des frappes de drones et des blocus qui alimentent le conflit
En plus des atrocités commises sur le terrain, les Forces de soutien rapide (FSR) et l'armée ont également intensifié les frappes de drones et les blocus au Kordofan, une région voisine du Darfour. Cette escalade de la violence, couplée au soutien de "parrains étrangers", alimente un conflit de plus en plus meurtrier et technologiquement avancé au Soudan. ## Près de 600 civils tués ou blessés par des attaques au Soudan
Depuis le début de l'année, près de 600 civils ont été tués ou blessés lors d'attaques au Soudan, selon M. Türk. Les drones, notamment ceux des Forces de soutien rapide (FSR), ont visé des infrastructures vitales, aggravant les conditions de vie des civils.
Appels à une trêve humanitaire dans un contexte de tensions croissantes
M. Türk a déploré les attaques ciblées contre le personnel de santé, les convois humanitaires et les approvisionnements alimentaires, soulignant l'aggravation d'une crise humanitaire majeure. Il a également exprimé ses préoccupations concernant les attaques contre les journalistes, les dissidents et les défenseurs des droits humains, ainsi que la militarisation croissante de la société.
Besoin de pressions diplomatiques pour une trêve humanitaire et des négociations de paix
L'émissaire Massad Boulos a admis que malgré les promesses de progrès par certaines parties, la médiation internationale piétine. M. Türk a souligné la nécessité de pressions diplomatiques plus fortes pour parvenir à une trêve humanitaire, un cessez-le-feu permanent et des négociations de paix pour une transition vers un régime civil inclusif.
