Redémarrage de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa au Japon
Le redémarrage d'un réacteur de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande du monde, a été annoncé mercredi 21 janvier par son opérateur malgré les préoccupations persistantes de la population locale.
Un premier pas depuis la catastrophe de Fukushima en 2011

Après la catastrophe de Fukushima en 2011, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa avait été mise à l'arrêt. Cette relance s'inscrit dans la volonté du Japon de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 et de répondre à la demande croissante en électricité. ## Renforcement de la sécurité à Kashiwazaki-Kariwa
Le complexe de Kashiwazaki-Kariwa a récemment renforcé sa sécurité avec l'installation d'une digue anti-tsunami de 15 mètres de haut, de nouveaux systèmes de secours électriques et d'autres dispositifs de sûreté.
Inquiétudes des habitants et pétition contre la relance
Toutefois, malgré ces mesures, des habitants expriment leurs inquiétudes concernant les scandales de dissimulation d'informations, les incidents mineurs et les plans d'évacuation jugés insuffisants. Une pétition rassemblant près de 40 000 signatures a été remise à Tepco et à l'Autorité de régulation nucléaire japonaise, soulignant les risques liés à la situation sismique active de la région.
Tepco face à des critiques
Tepco, l'opérateur de la centrale, a été confronté à des critiques concernant le non-fonctionnement d'un système d'alerte lors d'un essai avant le redémarrage d'un réacteur. Le président de Tepco a souligné l'importance de détecter et de corriger les problèmes avec humilité, afin d'éviter toute arrogance ou excès de confiance.
