Hausse des prix des carburants en France
Le prix du SP95-E10 a franchi à nouveau la barre des 2 euros le litre en moyenne en France métropolitaine, selon les données gouvernementales compilées par l'AFP. Mardi 28 avril, à 11 heures, ce carburant s'affichait à 2,002 euros le litre, en hausse de 0,7 centime par rapport à la veille. Cette remontée intervient après deux semaines de prix inférieurs à ce seuil symbolique.
Comparaison des carburants

Le SP98, quant à lui, s'élevait en moyenne à 2,087 euros le litre (sur 7 680 stations), tandis que le gazole, le carburant le plus consommé en France, atteignait 2,208 euros le litre (sur 9 549 stations). Ces chiffres excluent la Corse et les territoires d'outre-mer, où les prix peuvent différer.
Contexte et obligations légales
Depuis 2006, les stations-service françaises sont tenues de transmettre leurs tarifs au site officiel [www.prix-carburants.gouv.fr](http://www.prix-carburants.gouv.fr). Cette obligation permet aux consommateurs de comparer les prix en temps réel. La récente hausse des tarifs intervient après une brève période de baisse, liée notamment à la stabilisation des tensions géopolitiques. ## Une baisse éphémère des prix des carburants
Le 15 avril, le prix moyen du SP95-E10 est repassé sous la barre symbolique des 2 euros le litre, trois semaines après l’avoir franchie le 1er avril. Cette baisse intervient une semaine après la conclusion d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le 9 mars. Le gazole avait lui aussi atteint ce seuil le 9 mars, avant de suivre une tendance similaire. Après une légère baisse, les prix ont entamé une nouvelle hausse progressive.
Des prix toujours supérieurs à ceux d’avant-guerre
Malgré cette légère baisse, les prix restent bien plus élevés qu’avant le déclenchement des hostilités. Le 27 février, veille de l’offensive américaine et israélienne contre l’Iran, le litre de SP95-E10 coûtait 18 centimes de moins. La hausse est de 16 centimes pour le SP98 et de 23 centimes pour le gazole. Ces augmentations reflètent les tensions persistantes sur les marchés énergétiques.
Le gouvernement rassure sur l’approvisionnement
Mardi, le gouvernement a tenté de calmer les inquiétudes. Le ministre de l’économie, Roland Lescure, a affirmé sur France Inter qu’il n’y avait « pas d’inquiétude » pour l’approvisionnement en mai. « On n’a pas eu de pénurie en avril, et je n’ai pas non plus d’inquiétude pour le mois de mai », a-t-il déclaré. La ministre déléguée chargée de l’énergie, Maud Bregeon, a renchéri sur Franceinfo, assurant qu’il n’y avait « aucun risque de pénuries » d’essence, de diesel ou de kérosène « pour les semaines à venir ».
