Fin du shutdown historique au ministère de la Sécurité intérieure

Date de publication

Media file: 01KQF/W9K4E/FGSDV/2YK72/D1F10/H/01KQFW9K4EFGSDV2YK72D1F10H.png

Fin du shutdown record au ministère de la sécurité intérieure

La Chambre des représentants a adopté jeudi 30 avril un texte permettant de financer partiellement le ministère de la sécurité intérieure (DHS), mettant fin à une paralysie budgétaire de 70 jours. Ce shutdown, le plus long jamais enregistré pour ce département, avait débuté le 14 février en raison d’un blocage entre démocrates et républicains sur les politiques migratoires.

Un désaccord persistant sur l’immigration

Le point de friction portait principalement sur les pratiques de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), agence fédérale chargée de l’application des lois sur l’immigration. Les démocrates exigeaient des réformes, tandis que les républicains défendaient le statu quo. Le texte adopté doit désormais être signé par le président Donald Trump pour entrer en vigueur.

Des milliers d’employés fédéraux affectés

Avec plus de 260 000 employés, le DHS est l’un des plus grands ministères américains. Depuis le début du shutdown, des milliers de fonctionnaires étaient en chômage technique, tandis que ceux assurant des missions essentielles continuaient de travailler sans garantie de salaire. Les retards de paiement ont pesé sur de nombreux agents fédéraux. ## Un accord temporaire pour éviter le chaos dans les aéroports

La Chambre des représentants a adopté jeudi à l’unanimité le texte du Sénat visant à financer une partie du département de la Sécurité intérieure (DHS), mettant fin à une impasse budgétaire qui avait paralysé des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux. Ces derniers, privés de salaire ou contraints de travailler sans garantie de rémunération, avaient dû recourir à des prêts, des banques alimentaires ou un deuxième emploi pour subsister.

Les tensions persistantes autour des agences migratoires

Les démocrates exigeaient des réformes majeures au sein de la police de l’immigration (ICE) et de la police aux frontières (CBP), en réaction à la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux en janvier. Les républicains, opposés à ces modifications, avaient initialement bloqué le texte du Sénat, proposant à la place un financement temporaire de 60 jours pour relancer les négociations. La Chambre a finalement cédé, mais un nouveau projet de loi, ne nécessitant pas l’approbation des démocrates, pourrait bientôt être soumis pour financer l’ICE et la CBP sur trois ans.

Un répit fragile avant de nouvelles négociations

L’accord conclu jeudi évite pour l’instant un retour des perturbations dans les aéroports, où des files d’attente de plusieurs heures avaient été signalées lors des premières semaines de paralysie. Cependant, la Maison Blanche avait prévenu que les fonds exceptionnels débloqués par Donald Trump seraient bientôt épuisés, relançant les craintes d’un nouveau chaos. Les négociations sur le financement à long terme des agences migratoires restent tendues, avec des positions toujours divergentes entre démocrates et républicains.