Le 1er mai 2026 sera-t-il un jour férié comme les autres ?

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Une mesure exceptionnelle pour le 1er mai 2026

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé vendredi 17 avril que les boulangeries et fleuristes indépendants et artisanaux pourront ouvrir le 1er mai 2026. Cette décision, présentée comme une mesure de soutien aux petits commerces, s’accompagnera d’un projet de loi déposé avant cette date.

Des conditions strictes et un paiement double

Le texte législatif prévoit des critères simples pour autoriser l’ouverture : le travail des salariés devra être volontaire et rémunéré au double. Sébastien Lecornu a précisé que d’autres secteurs pourraient faire l’objet de discussions ultérieures. Le Parlement devra ensuite adopter le projet pour que la mesure entre en vigueur le 1er mai 2027.

Un appel à la modération pour 2026

Dans l’attente, le Premier ministre a appelé à la prudence pour le 1er mai 2026, insistant sur un fonctionnement "apaisé" des commerces concernés. Des instructions seront données pour éviter toute sanction aux artisans respectant les règles fixées par la future loi. ## Un cadre juridique flou pour le travail du 1er-Mai

Le code du Travail autorise les établissements ne pouvant interrompre leur activité à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, en leur versant une majoration de salaire doublée. Cependant, cette disposition ne précise pas les métiers concernés, laissant place à des interprétations variables. En cas de non-respect, les entreprises encourent une amende de 750 euros par salarié concerné, portée à 1 500 euros pour un mineur.

Tensions politiques autour d'une proposition de loi

La question du travail le 1er-Mai a récemment alimenté des tensions au sein du camp présidentiel. Le gouvernement avait refusé de convoquer une commission mixte paritaire sur une proposition de loi portée par Gabriel Attal, visant à étendre cette possibilité. Cette décision avait suscité la colère des syndicats et des partis de gauche, menaçant le Premier ministre d'une motion de censure à l'Assemblée nationale.

Une loi attendue pour 2026

Mardi, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a réaffirmé à l'Assemblée nationale que le gouvernement "ne changeait pas d'ambition". Une loi devrait être adoptée d'ici 2026 pour "sécuriser juridiquement" l'activité des boulangers et fleuristes le 1er-Mai. Le ministre a souligné l'insécurité juridique actuelle, nécessitant une clarification législative.