Mali sous le choc après des attaques djihadistes meurtrières

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Bilan humain lourd après de nouvelles attaques djihadistes

Plus de 70 personnes ont été tuées lors d’assauts menés mercredi et vendredi dans le centre du Mali, selon des sources locales. Les chiffres varient entre 50 et 80 morts, avec des disparus non encore comptabilisés. Les attaques, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), ont visé notamment les villages de Kouroude et Dougara.

Contexte d’une offensive djihadiste inédite

Ces violences surviennent après une offensive sans précédent lancée fin avril par le GSIM, allié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA). La junte au pouvoir fait face à une situation sécuritaire critique, avec des critiques sur l’inaction des forces armées. Un responsable local a dénoncé l’absence de réaction des militaires déployés à Bankass et Diallassagou.

Inquiétudes croissantes sur la sécurité régionale

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a exprimé son inquiétude face à la recrudescence des attaques. Une source sécuritaire a souligné que le GSIM cible particulièrement les villages refusant de signer des accords locaux. La situation dans le centre du Mali est qualifiée d’"alarmant" par les autorités locales. ## Une situation sécuritaire critique au Mali

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a condamné fermement les récentes attaques djihadistes, qualifiées d’"ignobles" et constitutives de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire. Ces violences s’inscrivent dans un contexte de déstabilisation croissante du Mali, où la junte au pouvoir, issue d’un coup d’État en 2020, voit son autorité s’effriter.

Perte de territoires et blocus stratégique

Depuis fin avril, les forces armées maliennes ont perdu le contrôle de plusieurs localités stratégiques, dont la ville clé de Kidal. Parallèlement, les groupes djihadistes ont instauré un blocus routier sur des axes majeurs menant à Bamako, incendiant des véhicules de transport et de marchandises. Ces actions coordonnées ont accentué la pression sur les autorités, déjà fragilisées par l’assassinat du ministre de la Défense, Sadio Camara, un proche du général Assimi Goïta.

Répression et soutien populaire

Face à cette crise, la junte a renforcé sa répression, procédant à des arrestations massives, notamment parmi les opposants et certains militaires. Malgré ces tensions, un millier de personnes se sont rassemblées samedi à Bamako pour exprimer leur soutien au régime, illustrant les divisions persistantes au sein de la population.

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