L’association Face à l’inceste quitte la Ciivise
L’association Face à l’inceste a décidé de mettre fin à sa participation à la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise). Elle déplore un musèlement de sa parole et une mise à l’écart persistante.
Des réformes législatives non soutenues

Selon la présidente de Face à l’inceste, Solène Podevin-Favre, certains membres de la Ciivise se refusent à envisager des questions importantes telles que l’ordonnance de protection immédiate de l’enfant, l’inclusion des cousins en tant qu’auteurs incestueux, ou encore l’imprescriptibilité. L’association estime que la commission ne soutient pas les réformes législatives demandées par les victimes d’inceste et la société française.
Un désaccord sur les orientations de la commission
Face à l’inceste, qui regroupe des victimes d’inceste, était impliquée dans les travaux de la Ciivise depuis sa création en 2021, après les révélations de Camille Kouchner dans son livre "La Familia Grande". Cependant, l’association a décidé de se retirer en raison de divergences sur les orientations de la commission. ## Face à l’inceste critique les propositions de la Ciivise
Deux représentants de l'association Face à l’inceste, Solène Podevin-Favre et Michèle Créoff, ont exprimé leur désaccord avec certaines propositions du programme de travail de la Ciivise pour l’année 2026. Ils estiment que ces propositions vont à l’encontre des intérêts des victimes, des valeurs associatives et de la mission confiée par le gouvernement.
Mise en œuvre insuffisante des recommandations de la Ciivise
La Ciivise avait émis un rapport contenant 82 préconisations en novembre 2023 pour protéger les enfants contre les violences sexuelles et accompagner les adultes victimes. Cependant, peu de ces recommandations ont été appliquées jusqu'à présent. Malgré une reconduction au début de 2024 par le gouvernement, la Ciivise a fait face à des problèmes de gouvernance, incluant la démission de membres importants.
