Arrestation et expulsion de l'ex-président burkinabé Damiba au Togo
Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la transition au Burkina Faso, a été arrêté au Togo et expulsé sur des soupçons de tentatives de putschs.
Accusations de déstabilisation et peine de mort

L'ex-lieutenant-colonel Damiba a été jugé pour "tentative de déstabilisation" au Burkina Faso avant d'être conduit à l'aéroport. Sa destination reste inconnue, mais des sources évoquent une probable expulsion vers le Burkina Faso où la peine de mort a été rétablie.
Contexte politique tendu au Burkina Faso
Damiba avait pris le pouvoir en janvier 2022 avant d'être renversé neuf mois plus tard. En exil au Togo, il est régulièrement accusé par la junte de Ouagadougou d'être derrière plusieurs tentatives de putsch. ## Arrestation de Damiba et déclarations du capitaine Traoré
En avril 2025, le Burkina a procédé à l'arrestation d'une dizaine d'officiers et de sous-officiers, dont l'ancien militaire M Damiba. Fin 2024, le capitaine Traoré avait exprimé son espoir quant à l'extradition de M Damiba. Ce dernier avait été radié de l'armée pour des accusations d'intelligence avec une puissance étrangère ou des groupes terroristes, dans le cadre d'un complot déjoué en septembre de la même année.
Situation sécuritaire délicate au Burkina
Depuis sa prise de pouvoir, le capitaine Traoré affirme régulièrement avoir contrecarré des tentatives de déstabilisation, tout en pointant du doigt M Damiba. Malgré ses promesses de rétablir la sécurité en quelques mois, le Burkina reste confronté à une situation sécuritaire précaire, marquée par des violences jihadistes ayant causé de nombreuses pertes humaines.
Orientation politique de Traoré et partenariats internationaux
Le capitaine Traoré adopte une politique souverainiste et anti-impérialiste, notamment envers la France. Il a chassé les soldats français présents pour lutter contre les jihadistes et s'est tourné vers de nouveaux partenaires, tels que le Niger, le Mali et la Russie. Ensemble, ces pays ont formé l'Alliance des Etats du Sahel (AES) et ont quitté la CEDEAO, contrairement au Togo maintenu au sein de cette organisation régionale.
