Placement en redressement judiciaire pour le verrier Arc France
Le fabricant de produits en verre Arc France a demandé son placement en redressement judiciaire, avec 3 500 salariés concernés.
Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit se prononcer sur cette demande, qui vise à permettre à Arc de s'adapter à un environnement de marché difficile. Le directeur général de l'entreprise évoque la nécessité de transformer en profondeur le modèle de l'entreprise, ce qui passera par une restructuration importante incluant une réduction des effectifs.

Selon un délégué syndical de la CGT, plusieurs centaines d'emplois pourraient être menacés en raison de la situation économique difficile de l'entreprise. Les facteurs tels que la baisse de la consommation, la baisse du pouvoir d'achat et la concurrence des produits importés d'Asie sont pointés du doigt comme des éléments aggravants de la situation d'Arc France. ## Projet de reprise pour Arc
M. Specque, représentant d'Arc, exprime des inquiétudes concernant les coûts élevés de la société. Il estime qu'une intervention du gouvernement est nécessaire pour protéger les frontières et limiter l'importation de produits bon marché.
Timothée Durand propose un projet sérieux de reprise
Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc, envisage un projet de reprise de la société. Cette offre est qualifiée de "sérieuse" et "réaliste" par l'entreprise.
Le ministre délégué à l'industrie, Sébastien Martin, promet de surveiller attentivement les conséquences sociales de cette procédure. Il prévoit de rencontrer Timothée Durand et examiner sérieusement toutes les autres offres de reprise potentielles.
Arc, une société en difficulté
Fondée en 1825, Arc est spécialisée dans la production d'ustensiles pour la table. Le groupe, confronté à des difficultés depuis les années 2000, a vu ses effectifs fortement diminuer à Arques.
Les récents événements tels que la pandémie de Covid-19, l'augmentation des coûts de l'énergie et les inondations ont accentué les problèmes financiers d'Arc. Malgré un plan de refinancement validé en avril, la société reste fragile et en quête de solutions pour assurer sa pérennité.
