L'ONU envoie de l'aide à Kobané
Un premier convoi de l'ONU est arrivé à Kobané, ville à majorité kurde du nord de la Syrie, pour fournir une "aide vitale" aux déplacés face aux pénuries critiques. La ville est cernée par l'armée et les forces kurdes.
Un cessez-le-feu prolongé de 15 jours

Un corridor humanitaire a été ouvert vers Kobané, où le cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours. Les troupes gouvernementales ont repris des pans de territoire des forces kurdes, augmentant les tensions.
Accusations mutuelles de violations de la trêve
Les deux parties se sont mutuellement accusées de violations de la trêve. L'armée a déclaré avoir été visée par des drones à Kobané, tandis que les Forces démocratiques syriennes ont accusé l'armée de plusieurs attaques, dont un bombardement ayant provoqué la mort d'un enfant. ## Un convoi d’aide de l’ONU arrive à Kobané
Un convoi d’aide de l’ONU est arrivé dimanche à Kobané, a déclaré Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat aux Réfugiés en Syrie. Le représentant de l'agence en Syrie, Gonzalo Vargas Llosa, a précisé que le convoi était composé de 24 camions transportant des denrées essentielles, des articles de secours et du diesel afin de fournir une aide vitale aux civils affectés par les hostilités et le climat hivernal.
Situation précaire à Kobané
Plus tôt dans la semaine, des habitants de Kobané avaient déclaré manquer de nourriture, d'eau et d'électricité alors que la ville était submergée de personnes ayant fui l'avancée de l'armée syrienne. Kobané se situe à environ 200 kilomètres du bastion kurde dans l'extrême nord-est de la Syrie, entourée par les forces gouvernementales et bordée par la frontière turque au nord. Les forces kurdes ont accusé l'armée syrienne d'y imposer un "siège".
Le conflit persiste à Kobané
La ville de Kobané, libérée d'un long siège du groupe Etat islamique (EI) en 2015 par les forces kurdes, est devenue un symbole de victoire contre les djihadistes. Le pouvoir islamiste de Damas réclame la dissolution des Forces démocratiques syriennes (FDS), tandis que Washington estime que leur mission initiale de lutte contre les djihadistes a perdu de sa pertinence avec l'émergence d'un État central soutenu par les Etats-Unis à Damas.
