Cyberattaques massives : Anonymous Sudan cible les ministères français
2 minutesEnquête ouverte après des attaques informatiques
Une enquête a été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris après des attaques informatiques ayant ciblé plusieurs ministères. Ces attaques, décrites comme étant « d’une intensité inédite », ont été revendiquées par le groupe Anonymous Sudan, composé de militants prorusses.
Infraction enquêtée et collaboration avec la DGSI et le C3N
L’enquête en cours vise l’infraction d’entrave à un système automatisé de données commise en bande organisée, passible de dix ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. Le parquet de Paris a annoncé que l’enquête était menée en collaboration avec la DGSI et le C3N (centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale).
Ministères visés et réduction de l’impact
Les services du Premier Ministre ont signalé que plusieurs ministères avaient été la cible de ces attaques depuis dimanche. Malgré leur intensité, l’impact de ces attaques a été « réduit ». Ces attaques ont été revendiquées par Anonymous Sudan, un groupe de militants prorusses ne faisant pas partie du mouvement Anonymous.
Anonymous Sudan revendique une cyberattaque massive contre des ministères et services français
Dans un message diffusé lundi soir sur Telegram, le groupe de hackeurs Anonymous Sudan a revendiqué une « cyberattaque massive » visant plusieurs ministères français, dont ceux de l’économie, de la culture, de la transition écologique, ainsi que les services du Premier ministre et la direction générale de l’aviation civile (DGAC).
Attaques par déni de service contre des entreprises américaines et des sites étatiques
Les militants d’Anonymous Sudan ont multiplié ces derniers mois les attaques par déni de service contre de grandes entreprises américaines du numérique ainsi que des sites étatiques occidentaux ou ukrainiens. Ces attaques sont difficiles à contrer rapidement et consistent à noyer un service sous un afflux de connexions pour empêcher leurs utilisateurs légitimes d’y accéder. Bien que ces actions ne causent que rarement des dégâts importants, elles peuvent perturber le fonctionnement des services visés.
Enquête de la DGSI sur Anonymous Sudan
La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait ouvert une enquête sur Anonymous Sudan en mars 2023, après que le groupe eut revendiqué le blocage des sites web de plusieurs aéroports français. Cette nouvelle cyberattaque massive contre des ministères français souligne la nécessité pour les autorités de renforcer la sécurité numérique et de lutter contre les actions de ces groupes de hackeurs.