Archive pour le ‘International’ catégorie

Félicitations Ali Bongo

13 septembre 2009


Sans commentaire tout est dis dans la vidéo !

En Birmanie c’est la TOTAL

12 septembre 2009

Total est à nouveau rattrapé par ses liens troubles avec la junte birmane. Dans un rapport publié aujourd’hui, que Libération a pu lire en avant-première, l’ONG américano-thaïlandaise Earth Rights International (ERI) accuse le géant pétrolier français et son partenaire américain Chevron (ex-Unocal) d’être les principaux soutiens financiers de la junte, au pouvoir depuis 1962, ainsi que d’avoir «contribué à un haut niveau de corruption en Birmanie» et de se rendre indirectement complice de «travail forcé et d’exécutions» sur le site du gisement gazier de Yadana, dans le sud du pays (1). Contactée hier par Libération, la direction de Total n’a pas souhaité s’exprimer avant d’avoir lu ce rapport.

Après deux ans d’enquête, ERI révèle que le gisement de Yadana a permis au régime birman d’engranger 4,83 milliards de dollars (3,31 milliards d’euros) entre 2000, début de l’exploitation du site, et 2008. Sur la même période, les enquêteurs avancent que «Total aurait perçu approximativement 483 millions de dollars [331 millions d’euros]et Chevron, 437 millions de dollars [299 millions d’euros] après avoir déduit 30% de taxes imposées par le régime et 10% de coûts de production».

MANNE. Selon les enquêteurs «75% des revenus du projet Yadana vont directement au régime militaire». Loin d’être versée au budget national, cette manne détournée par les généraux «est localisée dans deux grandes banques offshore à Singapour, réputées pour abriter des fonds des gouvernements de la région et des diasporas». D’après ERI, il s’agit d’une part de la «Overseas Chinese Banking Corporation (OCBC), qui détient la plupart de ces revenus», d’autre part de «DBS Group». L’OCBC, précise ERI, est «une des plus grandes institutions financières du marché malaiso-singapourien» et DBS group «la plus grande banque du Singapour en terme d’avoirs».

EarthRights International conclut que «Yadana a été un élément décisif permettant au régime militaire birman d’être financièrement solvable». Autrement dit, il a pu «à la fois ignorer la pression des gouvernements occidentaux et refuser au peuple birman toute demande démocratique».

Régime autoritaire doté de solides et croissants moyens financiers, le Conseil d’Etat pour la paix et le développement (nom officiel du régime) a pu agir à sa guise dans la région de Tenasserim où est installé le gisement et le pipeline reliant la mer d’Andaman à la Thaïlande. Là, dans un corridor long de 60 km, vivent près de 50 000 personnes. Total et Chevron ont confié leur sécurité et celle de leurs installations à l’armée birmane. Selon ERI, «au moins 14 bataillons militaires interviennent dans la région pour assurer la sécurité du pipeline».C’est dans cette zone difficile d’accès qu’Earth Rights International enquête depuis une quinzaine d’années.

Travaux forcés. Témoignages à l’appui (lire page suivante), elle évoque plusieurs cas récents de «travail forcé». Les militaires birmans obligent les villageois à construire des abris pour eux ou la police, à participer à des tours de garde, etc. Ces révélations contredisent les affirmations de Total selon lesquelles le travail obligatoire a été «éradiqué»dans la région. Par la voix de Jean-François Lassalle, directeur des relations extérieures, le groupe pétrolier dit pourtant «avoir toujours veillé à ce qu’il ne soit pas pratiqué dans la zone». L’Organisation internationale du travail (OIT) a précisé en août qu’il serait«injuste et inexact de dire que le travail forcé n’existe plus dans la zone du pipeline». En 2005, l’entreprise avait indemnisé huit plaignants birmans qui poursuivaient Total pour«séquestration arbitraire». Le rapport d’ERI illustre le décalage saisissant entre le respect des droits sociaux et des droits de l’homme, dont Total se revendique dans sa «charte éthique», et la réalité sur le terrain.

Les entretiens menés auprès de villageois et de déserteurs rapportent des exécutions -notamment un enfant, en 2007-, des cas de tortures, de taxations arbitraires, d’expropriation… Face à de tels témoignages, les doutes d’ERI sur la réalité des programmes de santé et d’éducation subventionnés par Total passent largement au second plan.

[source : liberation.fr ]

Je crois que ça se passe de commentaire ! On se doutait bien que l’exploitation du pétrole n’était pas une affaire de bisounours mais bon là ça va quand même un peu loin pour une entreprise française !

La situation du monde il y a 16 ans

5 août 2009

En 1992, un groupe de jeunes fondent l’organisme ECO pour “Environmental Children’s Organization”. Invité à s’exprimer devant les Nations Unis, une jeune fille de 12ans, Severn Cullis-Suzuki, rend un témoignage poignant de la situation humanitaire et écologique du monde de l’époque.


C’était il y 16 ans, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas …

Référendum au Niger

5 août 2009

Envers et contre tout – sa propre parole, l’opposition des partis politiques de tout bord, les pressions de la communauté internationale, notamment de la France, de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine – le président du Niger, Mamadou Tandja (71 ans), a organisé, mardi 4 août, un référendum constitutionnel. La consultation n’avait d’autre objectif que de permettre à cet ancien militaire de s’éterniser au pouvoir.

Pour en arriver là, le président Tandja n’a pas lésiné sur les moyens. Début juillet, la Cour constitutionnelle s’était prononcée contre la validité du référendum. Il l’a donc dissoute, avant d’appliquer la même recette au Parlement qui se dressait contre lui.

L’appel à la grève générale lancé par les sept principales formations syndicales du pays pour faire plier Mamadou Tandja fut, quant à lui, déclaré illégal et la grève interdite. Le 26 juin, enfin, le président nigérien s’arrogeait des « pouvoirs exceptionnels » l’autorisant à gouverner par décret. « Il ne lui reste plus qu’à dissoudre le peuple », ironise-t-on à Niamey.

De même, M. Tandja est resté sourd aux pressions financières de l’UE, qui a suspendu ses programmes de financement. La France, ancienne puissance coloniale et partenaire économique de poids du Niger, n’a pas eu plus de succès. Le 5 juillet, Nicolas Sarkozy ne pouvait que déplorer une situation « à la fois inquiétante et décevante ». Il dénonçait « un dévoiement de certaines dispositions constitutionnelles ». En marge de la signature, en mars, d’un contrat prometteur sur l’extraction d’uranium nigérien par Areva, le président Tandja avait pourtant promis à son homologue français de quitter le pouvoir.

Cinq mois après, M. Tandja, élu une première fois à la présidence en 1999 mais qui promène sa longue silhouette dans le paysage politique nigérien depuis trente-cinq ans, s’apprête donc à faire modifier la Constitution. Ce qui lui permettra de prolonger jusqu’en 2012 son deuxième mandat présidentiel, qui arrive à échéance fin 2009. Puis de se représenter autant de fois qu’il l’entendra.

[source : lemonde.fr ]

Un bel exemple de démocratie tout ça, à noter tout de même l’humour du « président » d’utiliser un référendum …reste à voir ce que fera la diplomatie internationale, mais vu ce qui a été fait dans le cas de la Russie je pense que le cas du Niger ne fera la une longtemps la Une de l’actualité!