Archive pour le ‘économie’ catégorie

Deux Dirigeant de la Société Générale soupçonnés de délit d’inité

7 août 2009

L’ancien patron du trader Jérôme Kerviel au sein de Société Générale, Jean-Pierre Mustier, est l’objet d’une enquête de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour délit d’initié et va quitter la banque, selon un communiqué publié jeudi 6 août par le groupe. Membre du conseil d’administration, Robert Day fait également l’objet d’une enquête du gendarme des marchés.

Les deux hommes ont reçu des « lettres de griefs ouvrant une procédure devant la commission des sanctions de l’AMF pour manquement d’initié », a annoncé la Société générale, ajoutant qu’ils contestaient ces griefs. L’AMF n’a pas précisé dans quel cadre MM. Mustier et Day étaient soupçonnés. Une porte-parole de la banque a affirmé que l’enquête qui vise l’ancien patron du trader « n’est pas liée à l’affaire Kerviel », mais n’a pas donné davantage de précisions. Le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, s’est dit vendredi 7 août « personnellement convaincu de l’honnêteté » de Jean-Pierre Mustier, sur France 2.

ANTICIPER LA CRISE DES SUBPRIMES

Selon le site du Nouvel Observateur, il s’agirait, dans le cas de Jean-Pierre Mustier, d’une vente d’actions de la Société générale en août 2007, après qu’il a constaté « des mouvements étonnants sur le cours des bons du Trésor américains ». Autrement dit, les premiers signes d’un dérapage du marché. L’AMF soupçonne que, connaissant les risques liés aux crédits hypothécaires à risque (subprimes), Jean-Pierre Mustier ait pu anticiper les difficultés de sa banque.

« Je l’ai fait car je voulais avoir l’esprit totalement tranquille pour m’occuper des risques de la banque et ne pas avoir à me soucier en parallèle de mes actifs propres », explique-t-il au site de l’hebdomadaire, qui affirme que l’AMF estime la somme empochée « entre 50 000 et 200 000 euros ». Quant à Robert Day, il aurait vendu pour 40,5 millions d’euros d’actions Société générale le 18 janvier 2008, au moment où éclatait l’affaire Kerviel.

« Compte tenu de la procédure en cours » , Jean-Pierre Mustier a remis sa démission et va quitter la Société Générale « sans indemnités et sans aucune rémunération différée de quelque nature que ce soit », précise-t-il dans une interview publiée jeudi soir sur le site internet du Nouvel Observateur. « Après l’affaire Kerviel, je considère qu’éthiquement, il était important que je quitte la banque.(…) J’aurai pu rester jusqu’à la fin de l’année, mais je considère qu’il est préférable pour la banque que je parte », a-t-il ajouté. Le directeur général délégué de la SocGen, Séverin Cabannes, lui succède à partir de jeudi, a indiqué une porte-parole de la banque.

Jean-Pierre Mustier dirigeait la SG CIB au moment où y travaillait Jérôme Kerviel. Après les révélations sur les pertes du trader, chiffrées à 4,9 milliards d’euros par la banque, M. Mustier avait changé de poste, prenant la tête du pôle gestion d’actifs et services aux investisseurs. Très rapidement, il a été mis en cause pour le manque de contrôles internes qui a permis à Jérôme Kerviel de prendre des positions interdites. Son départ de la Société générale était déjà prévu pour la fin de l’année.

[source lemonde.fr ]

Et on voudrait encore nous faire croire que Jérôme Kerviel a agit en solitaire ou qu’aucun membre de la Société Génrale n’était au courrant de près ou de loin de ses agissement !!!

33 Milliards de bonus pour WallStreet

4 août 2009

Un rapport du ministre de la Justice de New York dénonce les pratiques des banques aidées par l’État.

Le rapport ne manquera pas de relancer la polémique sur les excès de Wall Street, en apportant de l’eau au moulin des élus favorables à un contrôle plus strict des banques.

Le ministre de la Justice de l’État de New York, Andrew Cuomo, a publié jeudi, 22 pages de chiffres détaillés dénonçant la culture des primes à Wall Street en pleine crise financière. Fin 2008, neuf grandes banques ont versé 33 milliards de dollars, dont un million par personne à près de 5 000 de leurs meilleurs traders, alors qu’elles enregistraient plus de 80 milliards de dollars de pertes.

Alors qu’elles distribuaient leurs largesses d’un côté, ces banques touchaient 175 milliards de l’autre, en aide gouvernementale via le programme du TARP. Publié près d’un an après la fail­lite de Lehman Brothers, ce rapport montre à quel point la tradition des primes de fin d’année est ancrée dans les mœurs de Wall Street, où elles représentent généralement 90 % des revenus des employés.

Dans son rapport, Andrew Cuomo fustige le décalage entre ces primes et les résultats des banques. «Les banques disent qu’elles paient à la performance. Pourtant, en 2008, il n’y a pas eu de performance et elles ont continué à payer des sommes d’argent énormes», a lancé ce champion de la lutte contre les abus et la corruption à New York.

Selon le rapport, Merrill Lynch et Citigroup, qui ont perdu 55 milliards de dollars en 2008, ont trouvé le moyen de payer 3,6 et 5,33 milliards de primes. Celles-ci ont certes baissé par rapport à 2007 (de 7 % chez Merrill Lynch et de 6 % chez Citi) mais pas en proportion des pertes colossales enregistrées, souligne le document.

[source : lefigaro.fr]

Pas certain qu’ils aient retenu la leçon …. pendant ce temps là l’économie, la vraie rame toujours !

Une banque catholique investi dans les armes, le tabac et la pillule !

3 août 2009

La Pax Bank est une banque gérée par des fonds catholiques principalement. L’information avait été révélée par Der Spiegel puis confirmée, pour les pilules contraceptives, par la banque.

La catholique Pax Bank a investi dans des groupes pharmaceutiques produisant des pilules contraceptives (Sipa)

La catholique Pax Bank a investi dans des groupes pharmaceutiques produisant des pilules contraceptives (Sipa)
Une banque catholique allemande a « regretté » d’avoir investi dans les pilules contraceptives, la fabrication d’armes et le tabac, dimanche 2 août. La Pax Bank est une banque dépositaire des comptes d’institutions et de communautés catholiques allemandes. Son patron a reconnu avoir investi « dans deux laboratoires pharmaceutiques américains qui, dans une faible mesure, produisent des moyens de contraception », a-t-il déclaré dans une interview à la radio catholique Dom Radio.
La Pax Bank a aussi investi « en mars 577.970 euros dans le fabricant d’armes BAE Systems » et « détient 870.950 euros en actions des fabricants de tabac Imperial Tobacco et British American Tobacco », selon le journal Der Spiegel.

Le but affiché de cette banque est de réaliser « l’équilibre entre rendements et idéaux chrétiens » : alors là, moi je dis bravo, je pense qu’ils sont sur la bonne piste !!!

La banque déclare, « Nous regrettons cela et corrigerons les erreurs immédiatement lundi, sans que nos clients soient lésés », nous voilà donc rassuré !

[source : nouvelobs.com]